Le « Point God » Chris Paul toujours en délicatesse avec son épaule, personne n'a réussi à endosser le costume de meilleur meneur de la ligue. Lowry, Wall, Conley, Lillard, Lawson et Dragic ont tour à tour dominé leur vis-à-vis, mais c'est Stephen Curry, le tireur d'élite des Warriors, qui s'est le plus rapproché du statut de numéro 1. Malgré le début de saison décevant des Warriors qui affichent un bilan de 20-10 indigne d'un prétendant au titre affirmé, Curry monte en régime. Après des mois de novembre et Décembre de rodage (43,3% et 44,0% d'adresse avec des balles perdues à la pelle : 3,2 puis 4,6), le joueur est désormais un danger explosif prêt à faire sauter toutes les défenses qu'il affronte. Lors des 4 rencontres de la semaine, Curry a mené les siens à 3 victoires en étant le joueur génial qu'il sait être quand il ne tombe pas dans la facilité et les balles perdues, qui restent avec une défense suspecte les gros points noirs de son jeu. Voilà son bilan chiffré sur la période : 41minutes 25,5pts 3rb 10pass 0,5int 2bp et d'ahurissants pourcentages avec 56,8% d'adresse et 100% aux lancers-francs, tout en mettant 17 trois points sur ces 4 matchs...
Cette semaine, le barbu le plus célèbre de la NBA est de retour dans le 5 ISB et le bilan des Rockets n'y est pas pour rien. La plupart de ses concurrents au poste de meilleur shooting guard sont inconstants ou dans des équipes qui perdent. Invaincu depuis une semaine, James Harden a encore été l'arrière le plus régulier. On commence avec une victoire alors que Houston accueillait Cleveland au Toyota Center. Harden termine avec 28pts, 4pds et 3rbds. 58% de réussite pour la gâchette, très peu de déchets dans ce match. Toujours à domicile, les Rockets battaient ensuite les Suns. L'arrière de Houston marque 23pts cette fois à seulement 40% (mais 60% à 3pts). Il score la majorité de ses points sur lancers-francs (12/12). Même en manque d'adresse, il trouve le moyen de se faire une place offensivement en provoquant les fautes de la défense. Enfin, les Rockets obtiennent leur troisième victoire de la semaine dans la salle des Bucks. Avec 22pts, 4 steals, 3 assists et 2 rebonds. Harden est encore utile dans tous les secteurs de jeu.
Un cinq de grande taille ! Difficile de passer outre les performances du Wunder Kid ces derniers temps. Blake Griffin a réalisé une semaine formidable et a logiquement trusté le poste de power-forward mais l’Allemand n’est pas en reste avec une série de quatre victoires pour les Texans. Le All-Star des Mavs n’est pas gêné par les blessures cette saison et démontre qu’il a encore de très (TRES) beaux restes. Avec 24,6 points de moyenne lors des cinq dernières rencontres Nowitzki fait taire les détracteurs de sa sélection pour le match des étoiles. Son adresse aux shoots est hallucinante avec pas moins de 56,8 aux shoots, 52,4 % derrière l’arc et 93,3 % aux lancers-francs. Dirk réalisa d’ailleurs sa meilleure performance de la semaine face au binôme des Grizzlies Randolph/Gasol. Une rencontre importante (car Memphis est 9ème avec un bilan de 27-23) où il inscrit 26 points à 10/14 aux shoots. Actuellement 8ème à l’Ouest (31-21), Dallas se démène pour préserver cette place qualificative pour les playoffs. La bonne forme de Dirk Nowitzki doit rassurer les fans privés de playoffs la saison passée !
Blake Griffin court comme une gazelle, mêlant vitesse, dextérité et force. Depuis qu’il a été choisi numéro 1 de la draft par les Clippers, il doit porter la franchise sur ses épaules. Mais, même aidé par Chris Paul, pas facile comme mission …. Catalogué non-clutch et souvent critiqué, le joueur passe un palier cette saison en défense et dans le leadership. À présent, ses détracteurs vont avoir du mal à présent à faire de lui qu’une bête de cirque. Depuis son année rookie, il passe bien. Cette saison, il se place ainsi au 3ème des power-forward passeurs avec 3,4 caviars par matches. Son progrès le plus notable se trouve ensuite dans sa réussite sur les ‘longs’ tirs à deux points (5-6 mètres) où il est au-dessus de 40% de réussite. Il shoote plus de cette zone. Cette saison, il en est à 178 tentatives, en 2012, il en était à 245 et en 2011 juste 84. On voit donc que le joueur diversifie son jeu avec réussite. Amar'e Stoudemire avait effectué cette même mue pour devenir une figure de la Ligue avec Phoenix. Griffin se développe chaque semaine un peu plus lui aussi. D’ailleurs, nous le nommons power-forward de la semaine. Contre Denver, il a terminé la rencontre avec 36 points, 11 rebonds et 5 assists. Face à Miami, il a cumulé 43 points, 15 rebonds et 6 passes. Et devant Toronto notre rouquin gentil, et amoureux de David Lee des Warriors, ce fut encore 36 points plus 8 rebonds.
À l'instar d'Al Jefferson, DeMarcus Cousins semble avoir reçu sa non-sélection au All-Star Game comme un encouragement à faire mieux. Ou peut-être est-il simplement en pleine forme. De toute façon, le résultat est le même : le pivot des Kings joue actuellement le meilleur basket de sa carrière, ce qu'illustre la semaine écoulée. Il a conclu les trois rencontres avec des moyennes de 27 points, 14 rebonds et 3,7 passes, pour deux victoires et une défaite. Par ailleurs, lorsqu'il est sur le parquet, les Kings creusent l'écart avec leurs adversaires de 12 points en moyenne : cette statistique indique à quel point Cousins est essentiel à son équipe. Et on retrouve là les termes du débat sur ce qui fait qu'un joueur est valuable ou pas : au-delà des chiffres, rend-il ses coéquipiers meilleurs ? Son jeu transcende-t-il le collectif ? N'ayons pas peur de répondre par l'affirmative concernant DMC. Quand il n'est pas là, Sacramento coule. En sa présence, on devine une équipe qui pourrait jouer les trouble-fête à l'Ouest dans les années à venir. Dominateur en attaque comme en défense, Cousins met tous les Kings dans le bon sens, à condition bien sûr qu'il reste dans son match (comme l'an passé, il mène la ligue aux fautes techniques reçues). Constituant un point de fixation dans la raquette, il donne un peu d'espace aux artilleurs que sont Isiah Thomas, Rudy Gay et Marcus Thornton. À ses côtés, Jason Thompson, l'un des intérieurs les plus sous-cotés de la ligue, peut œuvrer efficacement. Finalement, seul Derrick Williams apparaît comme un cas désespéré. Bien sûr, le diamant n'est pas encore complètement poli, et il y a encore beaucoup de chemin à parcourir avant que sous sa direction, les Kings puissent prétendre à une place en playoffs. Reste que Cousins est un des joueurs les plus prometteurs de la NBA, un vrai caractère et un talent extraordinaire, disposant de tous les outils pour dominer son poste pendant les années à venir. Y parviendra-t-il ? Only time will tell...