Aron Baynes : ''Le plus important, c'est de jouer dans le système de Brad Stevens''

Aron Baynes : ''Le plus important, c'est de jouer dans le système de Brad Stevens''

Aron Baynes - Jayson Tatum - Al Horford - Daniel Theis - Boston Celtics

A l'occasion du futur match à Londres opposant les Sixers aux Celtics, la NBA organisait une conférence téléphonique internationale avec Aron Baynes, Jayson Tatum, Al Horford, Daniel Theis et Brad Stevens. InsideBasket était convié à la table.

  • Aron baynes

 

Est-ce que tu penses qu'avec la résurgence des Sixers, surtout avec l'éclosion de Joel Embiid et Ben Simmons et les jeunes Celtics qui réalisent de grandes choses à l'Est, il y aura une rivalité entre Boston et Philadelphie comme dans les années 80, dans les prochaines années ?

 

Oui, il y a vraiment un groupe cool de jeunes dans les deux équipes, ce qui excitant. A l'occasion de ce match à Londres, il y aura de très bons talents. On a Jayson qui joue super bien et qui a montré beaucoup de bonnes choses et Jaylen qui confirme très bien sa saison rookie. Ils ont ajouté quelques autres pièces, et ça forme un super noyau de jeunes.

A Philly, ils ont Simmons et Embiid qui forment vraiment leur noyau. J'espère que ce sera une belle rivalité durant les prochaines années et ca va être un match fun à Londres, c'est sûr.

 

Quel est ton avis sur Ben Simmons ? Qu'est ce qui le rend différent des autres joueurs et comment te sens-tu avec lui dans l'équipe d'Australie ?

Ouais, je suis vraiment excité d'intégrer "Bennie" chez les Boomers (équipe d'Australie). On a un solide groupe, mais il y a beaucoup de jeunes qui sont en train d'éclore. Pas seulement Bennie, mais aussi Jonah et toute une génération qui va poser les fondations pour avancer lors des prochaines années. Les intégrer dans les sytèmes va être tout un processus. On attend beaucoup d'eux parce que beaucoup vont jouer pour l'équipe nationale. Intégrer ces jeunes durant les prochaines années va être très cool pour nous. On est impatient parce que beaucoup reposera sur leurs épaules quand ils viendront en équipe nationale et nous allons nous nourrir de ce qu'ils vont apporter.

Ben pose des difficultés à beaucoup d'équipes : un meneur de grande taille. Il cause beaucoup de problèmes et match-up défavorables. Mais c'est pour ça que nous sommes chanceux  parce que nous sommes incroyablement versatiles puisqu'il peut jouer plusieurs postes défensivement. Il joue super bien cette première partie de saison.

 

Comment arrivez-vous réussi à aussi bien gérer les hauts et les bas avec Gordon Hayward out si tôt et les rôles qui ont changé ?

Ca a vraiment été un changement depuis le début. On ne peut pas vraiment combler ce qu'on perd avec Gordon, mais c'est un des trucs qu'on remplace grâce à l'apport différents de différends joueurs, tout le monde essaie de remplacer un peu de ce qu'il apportait à l'équipe. On ne peut pas vriament le remplacer [...]. Des gars ont pu beaucoup plus jouer, ce qui nous a permis de beaucoup progresser. Vous savez, le plus important c'est de jouer dans le système de Brad Stevens. Il nous met toujours dans une position pour réussir, donc quand on joue sous lui, on semble toujours bon. Quand on essaie de jouer de notre façon, on baisse en qualité et on devient moins bon. Donc on essaie d'appliquer ce que Brad demande, parce que comme je l'ai dit, il a souvent raison.

 

Tu as joué pour San Antonio et maintenant tu joues pour Boston. Ce sont deux équipes avec des histoires incroyables. Quelles sont les ressemblances et différences entre les deux façons de jouer ?

L'une des choses les plus importantes que j'ai appris à San Antonio est que "peu est beaucoup". Popp voulait toujours que nous donnions tout ce qu'on avait pendant les entrainements et ensuite, on faisait tout à la vitesse du jeu et essayer d'en tirer le meilleur. Mais quand on ne le faisait pas, alors on doit redescendre et essayer de se reposer parce qu'on joue 82 matchs de saison régulière et que tu veux rester le plus frais possible pour le match. Tu ne veux pas être cramé. C'est une question de jouer tard en Juin. C'est là que toutes les teams veulent jouer, donc tu ne peux pas sortir et tout donner tout de suite.

 

 

  • jayson tatum

 

A Londres, tu seras confronté à Ben Simmons, Joel Embiid et d'autres jeunes talentueux. Est-ce que tu vois ce match comme une opportunité pour montrer ton développement à côté des joueurs qui sont à peu près au même stade que ta carrière ?

Oui, ça va être cool, un superbe match avec beaucoup de talents des deux côtés, surtout des jeunes. Je suis aussi excité de voir les fans là-bas de près.

 

Quel était le plus gros ajustement à faire entre l'université et la NBA ? T'attendais-tu à être si prolifique à 3 points cette saison ?

Non je ne m'y attendais pas, je me suis beaucoup entraîné mais je ne pensais pas shooter aussi bien. Le plus gros ajustement est le fait de jouer beaucoup de matchs par rapport à l'université. Donc tu dois vraiment faire attention à ton corps.

 

En considérant le fait que tu shoots aussi bien et que tu sois l'un des meilleurs rookies depuis le début de saison, vois-tu le titre de Rookie of the Year comme un objectif pour la saison ?

Oui bien sûr, c'était un de mes objectifs. Mais je pense que l'équipe passe avant tout et si l'équipe continue de gagner, le reste suivra.

 

InsideBasket : Tu es très régulier depuis le début de la saison. Comment as-tu géré ton passage à la NBA après un an à l'université ?

Je pense que jouer pour Coach K et Duke m'ont vraiment aidé. J'ai gardé ça pour moi cette saison : Juste venir chaque jour, travailler et essayer d'être meilleur.

 

Après la blessure d'Hayward, comment vous êtes-vous transformés en l'une des meilleures équipes défensives de la ligue ? A quel niveau placerais-tu Brad Stevens en tant que coach, penses-tu qu'il devrait gagner le trophée de coach of the Year ?

Vraiment, quand Gordon s'est blessé, ce fut dur, tout le monde a dû faire plus, défensivement et offensivement. Nous avons dû nous rassembler et trouver des moyens d'être plus efficaces, et c'est pourquoi nous nous commes concentrés sur la défense. On a le meilleur bilan à l'Est, et Brad est vraiment l'un des meilleurs coachs de la ligue. J'espère que nous allons continuer de gagner et on verra ce qu'il adviendra.

 

Comment est Kyrie au sein de l'équipe ? Que donne-t-il comme conseils à l'équipe ?

C'est une superbe personne, un super coéquipier. Il travaille toujours et montre l'exemple. Il est toujours prêt à répondre à toutes les questions que nous avons, surtout pour nous les jeunes et prêt à montrer des trucs.

 

  • al horford

 

Penses-tu que cette saison vous avez les moyens d'aller chercher Cleveland en Playoffs et atteindre les Finals ?

On a très bien joué. J'ai le sentiment que nous avons un groupe très jeune qui progresse tout au long de la saison. Notre groupe va continuer d'être meilleur et j'ai le sentiment que nous avons ce qu'il faut pour être un prétendant au titre.

 

Vous jouez les Cavs demain, quelle est ton opinion sur le fait de les rejouer et de retrouver IT (Isaiah Thomas) et Jae (Crowder) ? Parle nous des jeunes qui aident comme Tatum ou Brown ou d'autres jeunes dans la team ?

Ce sera un match intéressant demain et ce sera cool de rejouer contre d'anciens coéquipiers. Ca va être intense. On est impatient.
J'ai été impressionné par la rapideité de nos jeunes à être capable d'être présent et d'aider l'équipe. Une part de notre succès est due à leur capacité à répondre aux attentes du coach. Ils ont été mis dans des situations complexes et l'ont géré vraiment bien. Je pense qu'ils vont continuer à s'améliorer et je suis impatient d'être à la fin de l'année parce que je sais qu'ils vont être à l'aise et nous serons encore meilleurs.

 

Comment vis-tu le fait de jouer avec Aron Baynes cette année ? Qu'apporte-t-il à l'équipe ? Comment vis-tu aussi les changements réguliers de line-up ?

Jouer avec Aron Baynes est super cool, non seulement sur mais aussi en dehors du terrain. C'est un super coéquipier. C'est le genre de joueur que tu veux avoir avec toi parce qu'il va jouer de la bonne façon, il va rivaliser. Il m'enlève beaucoup de pression en défense. Je peux sortir plus, courir et apporter d'autres choses.
Une des forces de notre équipe réside dans la capacité de pouvoir toujours changer. Coach nous a beaucoup demandé, en changeant de titulaires, à cause des blessures. Mais je trouve qu'on superbement bien géré. On ne se cherche pas d'excuses, on affronte les obstacles et on fait du mieux qu'on peut.

 

Un mot sur ton coéquipier français Guerschon Yabusele. En septembre, tu disais que le "petit" est prêt à jouer et il semble qu'il n'a pas eu sa chance de prouver sa valeur encore. Es-tu d'accord ? Penses-tu que c'est une addition intéressante pour l'équipe, as-tu une explication de pourquoi il ne joue pas beaucoup ?

Je pense toujours qu'il peut jouer. Vous savez, parfois en NBA, des joueurs sont capables de comprendre plus rapidement que d'autres. De temps en temps, ça peut prendre un an pour comprendre vraiment un nouveau système, nouveau rôle, ce qui est attendu. Mais Guerschon m'impressionne toujours. Il a eu quelques opportunités ces dernières semaines. C'est une longue saison. Je sens qu'il va continuer à avoir plus d'opportunités. Mais je pense que les gens doivent comprendre que quand il sera à son niveau, il pourra jouer. Il sera capable de faire beaucoup de bonnes choses. Mais parfois, il faut juste du temps, et il aura sa chance. 

 

  • daniel theis

 

Qu'est ce que ça fait d'être l'un des joueurs favoris des fans des Celtics ? Espérais-tu avoir un tel rôle ?

Je voudrais dire que le fans de Boston sont vraiment géniaux de toute façon, tous les matchs sont à guichets fermés. Dès que je joue, il y a beaucoup de bruit pour moi. C'est un honneur bien sûr. J'essaie juste de jouer comme les dernières années, apporter de l'énergie.

 

Tu excelles dans ce rôle en sortie de banc depuis des années maintenant. Peux-tu expliquer pouquoi ce rôle te va si bien ?

Je m'en moque d'être titulaire ou de sortie de banc. Comme vous avez dit je fais ça à Bamberg depuis des années. J'essaie juste d'apporter de l'énergie, de la défense quand je rentre sur le parquet. Pour moi ça n'a pas d'importance [...], ce dont la team a besoin, j'essaie de l'apporter.

 

Est ce que tu verrais une franchise permanente NBA en Europe, à Londres ou en Allemagne ? 

Je pense qu'avec le calendrier et tous ces matchs, presque 100 je crois, c'est dur parce que ça nous prend et pour Philadelphie déjà une semaine pour jouer à Londres. Je pense que c'est possible pour un ou deux matchs dans une saison quand une team va dans deux ou trois villes, mais une franchise permanente, je pense que ça serait dur de réaliser ça parce que le calendrier est déjà surchargé avec tous ces matchs.

 

L'an dernier, tu as joué à peu près 70 matchs et les installations n'étaient pas aussi bonnes qu'en NBA. Peut-être est-ce plus simple maintenant par rapport à l'an dernier ?

Nous avons joué presque 70 matchs avec Bamberg l'an dernier avec l'EuroLigue mais on a eu la chance de reposer beaucoup de joueurs dans la ligue allemande aussi. Dans le calendrier NBA, les matchs sont beaucoup de back to back. On a joué 40 matchs en 2 mois. Notre planning était particulièrement dur parce que nous avons joués seulement 2 matchs avec 2 jours de repos entre. C'est ce qui fait que c'est plus dur parce qu'en Europe avec l'EuroLigue, vous avez du lundi au mercredi pour vous reposer et préparer les matchs et ensuite, vous jouez le vendredi ou le samedi, ça fait 2 matchs par semaine. En ce moment, en NBA, on joue 4 à 5 matchs par semaine.

 

En quoi jouer en NBA est-ce différent de jouer en Europe ? Dans quelle mesure as-tu dû modifier ton jeu pour s'imposer et avoir un rôle comme tu as à Boston ? 

Je dirais que la NBA est un peu plus rapide, plus athlétique qu'en Europe. Offensivement, tu prends plus de shoots ouverts. Même si c'est la première passe, tu prends le shoot ouvert si c'est un bon tir.

 

Deuxième partie de l'interview avec Brad Stevens : Brad Stevens : "Les meilleurs joueurs de la ligue sont les vrais MIP"