Après un été particulièrement chargé, Victor Wembanyama a retrouvé le centre d'entraînement des San Antonio Spurs pour lancer officiellement sa préparation. Le Français se montre enthousiaste à l'idée de retrouver le terrain, ses coéquipiers et l'environnement de travail qui accompagne désormais une équipe devenue prétendante aux premières places de la conférence Ouest.
Cette reprise intervient après une saison 2025-26 exceptionnelle pour Wembanyama. À seulement 22 ans, le pivot a tourné à 25 points, 11.5 rebonds et 3.1 passes de moyenne en saison régulière, tout en remportant à l'unanimité le trophée de Defensive Player of the Year. Les Spurs ont remporté 62 matchs avant d'atteindre les Finales NBA.
L'un des changements les plus importants pour Wembanyama est la maturité collective acquise par les Spurs. Après une campagne longue et exigeante, les joueurs connaissent mieux leurs habitudes, leurs points forts et les situations qui peuvent leur coûter cher.
« Nous nous connaissons tellement mieux maintenant. Nous savons ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas », expliquait Wembanyama lors du troisième jour du training camp.
Le Français estime également que l'expérience permet à San Antonio d'éliminer beaucoup plus rapidement les erreurs qui ne peuvent pas être reproduites sur la durée.
Cette continuité est précieuse pour une équipe qui souhaite retourner au plus haut niveau. Le groupe conserve son ossature autour de Wembanyama, De'Aaron Fox et Stephon Castle, tandis que Dylan Harper et les autres jeunes Spurs doivent continuer à progresser aux côtés de joueurs plus expérimentés.
Le retour à l'entraînement ne signifie toutefois pas que Wembanyama a complètement tourné la page des dernières Finales. La défaite contre les New York Knicks reste présente dans son esprit, notamment après une série conclue en cinq matchs.
Le Français avait reconnu lors du Media Day que cette expérience lui avait laissé quelques nuits difficiles. Mais plutôt que de fuir cette déception, il veut s'en servir comme d'un élément de progression. Les Spurs savent désormais ce qu'exige une campagne de playoffs profonde et les difficultés physiques auxquelles ils seront confrontés.
Wembanyama a notamment expliqué que les séries disputées face à des équipes très physiques avaient permis au groupe de comprendre qu'il fallait être capable d'accepter l'inconfort pour franchir un nouveau cap. Pour lui, cette expérience doit désormais devenir une force.
Au-delà des performances individuelles, le Français insiste sur la nécessité de construire une identité capable de fonctionner aussi bien en saison régulière qu'en playoffs. Il souhaite que San Antonio applique plus régulièrement les exigences tactiques et physiques qui apparaissent lorsque l'intensité augmente au printemps.
Cette approche correspond également au discours de Mitch Johnson, qui entame sa deuxième saison complète comme entraîneur principal. Le coach et son jeune leader sont désormais considérés comme les deux figures centrales d'un groupe qui doit gérer des attentes bien plus importantes qu'il y a encore un an.
Le Français arrive donc dans cette nouvelle saison avec un statut différent. Il n'est plus simplement le jeune phénomène autour duquel San Antonio construit son avenir : il est désormais le visage d'une équipe qui vient de jouer les Finales NBA et qui vise à y retourner.
Son contrat de cinq ans et 252 millions de dollars, signé durant l'été, confirme également l'importance de Wembanyama dans le projet des Spurs. Mais son discours au training camp reste centré sur le terrain, l'expérience collective et les progrès à accomplir.
Pour San Antonio, la prochaine étape sera de transformer l'expérience douloureuse des dernières Finales en constance. Et pour Wembanyama, le message semble déjà clair : les ambitions sont intactes, mais tout commence une nouvelle fois par le travail.