Après avoir atteint les Finales de conférence en 2025, les Knicks voulaient passer un nouveau palier et l’objectif était clairement assumé : atteindre les Finales NBA. Pour cela, exit Tom Thibodeau, coach jugé trop conservateur et avec un jeu incompatible pour les plus grandes batailles de play-offs d’autant qu’il utilise une rotation resserrée favorisant les blessures.
Avec une rotation renforcée par les arrivées de Guerschon Yabusele et Jordan Clarkson afin de satisfaire Mike Brown, coach qui va bien plus piocher dans son banc. Les Knicks ont réussi une belle saison régulière comptablement avec un bilan de 53 victoires pour 29 défaites, leur permettant de terminer à la 3ème place de la Conférence Est. Malgré cela, les coéquipiers de Jalen Brunson ne se sont pas montrés convaincants dans le jeu avec une attaque stéréotypée.
Mais la franchise de Big Apple a été impressionnante en play-offs en dominant largement leurs adversaires sur l’ensemble de la campagne. Après un début de série compliqué face à Atlanta (menés 2-1), les Knicks ont remporté 13 matchs consécutifs à cheval sur quatre séries différentes : de 1-2 à 4-2 face aux Hawks, deux sweeps 4-0 face aux Sixers et aux Cavs puis un avantage de 2-0 contre les Spurs.
Après avoir concédé le match 3, Mike Brown et ses hommes ont remporté les deux derniers matchs manquants pour décrocher le premier titre de l’histoire de la franchise depuis 1973, dans ce qui est l’un des plus beaux runs de play-offs de l’histoire.
Jalen Brunson a été récompensé de cette magnifique campagne en étant élu MVP des Finales. Le meneur a tourné à 32,6 points, 4,6 passes et 4,2 rebonds sur la série, avec notamment 45 points lors du match 5 décisif pour le titre.
Draft : Jack Kayil (39ème position via Houston), Tyler Nickel (47ème position via Phoenix)
Arrivées : Andre Drummond
Prolongations : Jose Alvarado, Landry Shamet, Mohamed Diawara
Départs : Mitchell Robinson, Jeremy Sochan, Ariel Hukporti
Les Knicks ont fait un choix assez logique durant l’intersaison : ne pas bouleverser une équipe championne. Le principal objectif était donc de conserver l’intégralité du cinq majeur. C’est chose faite puisque Jalen Brunson, Karl-Anthony Towns, OG Anunoby, Mikal Bridges et Josh Hart sont restés dans la ville qui ne dort jamais.
New York a également conservé des seconds couteaux tels que Jose qui apporte de l’intensité défensive et mène le jeu lors des (courts) passages de Jalen Brunson sur le banc ou encore Jordan Clarkson qui apporte du scoring en sortie de banc. Mohamed Diawara, auteur d’une saison surprenante, a, lui aussi, vu son contrat prolongé pour trois saisons.
Le seul coup dur est le départ de Mitchell Robinson, back-up clé de Karl-Anthony Towns et l’un des meilleurs rebondeurs offensifs de toute la NBA. Leon Rose ne pouvait lui offrir un contrat à la hauteur de celui des Celtics en dépit de son rôle défensif sur Victor Wembanyama en finale. Afin de combler au mieux ce vide, il a enrôlé le vétéran Andre Drummond.
À la draft, New York a sélectionné Cameron Carr, Bruce Thornton et Nick Martinelli mais tous ont été trades. En contrepartie, Jack Kayil et Tyler Nickel sont arrivés, draftés au second tour. Ils ne devraient pas disposer d’un temps de jeu conséquent dans l’effectif des champions en titre.
Point Guard : Jalen Brunson, Jose Alvarado, Tyler Kolek, Jack Kayil
Shooting Guard : Jordan Clarkson, Miles McBride, Landry Shamet
Small Forward : OG Anunoby, Mikal Bridges, Pacôme Dadiet
Power Forward : Josh Hart, Tyler Nickel, Mohamed Diawara
Center : Karl-Anthony Towns, Andre Drummond
PG : Jalen Brunson
SG : Mikal Bridges
SF : OG Anunoby
PF : Josh Hart
C : Karl-Anthony Towns
Une équipe championne en titre se doit d’avoir un effectif pléthorique et les New York Knicks ne dérogent pas à la règle même si une faiblesse au poste de pivot peut susciter des doutes.
Les bases arrière sont particulièrement fournies avec des profils aussi bien offensifs que défensifs complémentaires de Jalen Brunson ou qui peuvent faire tourner l’équipe en son absence. Jose Alvarado apportera sa pression défensive sur le meneur adverse tout en prenant la mène pour reposer Brunson. McBride et Shamet, par leur adresse, apporteront du spacing que certains titulaires (Josh Hart et dans une moindre mesure Mikal Bridges) ne permettent pas. Jordan Clarkson jouera un rôle d’électron libre au scoring.
La faiblesse de l’effectif semble se trouver dans le secteur intérieur et principalement au poste 5 puisque Mike Brown ne peut s’appuyer que sur deux pivots de métier en la personne de Karl-Anthony Towns et Andre Drummond. La perte de Mitchell Robinson, vital au rebond et défensivement, risque d’être particulièrement douloureuse.
Il n’est pas impossible, en cas de blessure d’un pivot, de voir Mike Brown tenter un dispositif en small ball avec Josh Hart ou OG Anunoby jouant le rôle de poste 5. Cela serait rendu possible par la polyvalence des titulaires, capables de varier des postes 2 à 4.
Jalen Brunson reste évidemment le patron de cette équipe après son titre de MVP des Finales, mais Karl-Anthony Towns sera probablement le joueur le plus important à surveiller cette saison.
Arrivé à New York en 2024, l’ancien intérieur des Timberwolves a progressivement trouvé sa place dans le système des Knicks. Son association avec Brunson offre une arme particulièrement difficile à défendre grâce à sa capacité à jouer loin du cercle.
Mais Towns doit désormais confirmer son niveau des play-offs. Sa capacité à dominer dans la raquette tout en écartant le terrain peut permettre aux Knicks de rendre leur attaque encore plus difficile à défendre.
Défensivement, il devra également continuer à progresser. Avec OG Anunoby, Mikal Bridges et Mitchell Robinson autour de lui, Towns n’aura pas forcément à porter toute la responsabilité défensive, mais son impact dans la protection du cercle sera déterminant face aux meilleurs intérieurs de la ligue.
S’il réalise une saison complète et reste disponible dans les grands rendez-vous, les Knicks auront toutes les armes pour défendre leur titre.
Un cinq majeur extrêmement complémentaire.
Une défense extérieure exceptionnelle avec Anunoby, Bridges et Hart.
Un avantage psychologique sur les adversaires.
Une forte dépendance à Jalen Brunson offensivement.
Des interrogations autour de la profondeur intérieure en cas de blessures.
Le risque de décompression après le titre et la cible dans le dos.
Après 53 ans d’attente, les Knicks ont enfin atteint le graal et le risque de décompression, de retour au réel est énorme puisqu’aucune équipe n’a su conserver son titre depuis les Warriors de 2018. Mike Brown aura l’avantage de s’appuyer sur le même cinq de départ et il devra motiver ses joueurs à aller chercher le back-to-back, dans une Conférence Est plus dense que jamais. Avec un Jalen Brunson au sommet de son art, les Knicks se doivent de retourner a minima en finale de conférence.