L’année passée, l’attente autour des Hawks était forte entre un meneur de haut niveau, la progression de Jalen Johnson et la confirmation attendue du numéro 1 de la draft de l’année précédente, Zaccharie Risacher. Mais, ces derniers ont pris bien du temps à répondre aux attentes car s’ils ont terminé la saison régulière à la 6ème place, la mise en route a été longue.
En effet, les coéquipiers de Trae Young ont eu beaucoup de mal à passer l’hiver avec un mois de décembre catastrophique ponctué par un bilan de 3 victoires pour 11 défaites. Fardeau qu’ils ont porté longtemps puisqu’ils affichaient encore un bilan négatif à l’amorce du mois de mars (30 victoires-31 défaites). Les Hawks, sans Trae Young tradé à Washington entre temps, ont su accélérer dans la dernière ligne droite avec un mois de mars presque parfait (13-2) pour aller chercher la 6ème place avec un bilan de 46 victoires pour 36 défaites.
Les hommes de Quin Snyder arrivaient donc avec le vent en poupe en play-offs face à une équipe des Knicks sans véritable certitude. Et, alors qu’ils avaient bien commencé la série en menant 2-1, les Hawks ont subi la loi du futur champion, véritable rouleau compresseur à partir du match 4 et sur la suite de la post season.
La saison a été marquée par l’explosion de Nickeil Alexander-Walker, arrivé à l’été en provenance de Minnesota, qui a été élu MIP (Most Improved Player) mais aussi par la confirmation du niveau All-Star de Jalen Johnson. La bascule peut également coïncider avec le trade de Trae Young et l’arrivée de CJ McCollum qui a apporté son expérience mais aussi un véritable profil de meneur qu’il manquait à cette équipe.
Draft : Kington Flemings, Zubi Ejiofor, Henri Veesaar
Arrivées : Aaron Wiggins, Devin Carter, Lugentz Dort, Ryan Nembhard
Prolongations : CJ McCollum, Jock Landale
Départs : Jonathan Kuminga, Gabe Vincent, Keaton Wallace, Zaccharie Risacher
Les Hawks ont récupéré le pick des New Orleans Pelicans dans le cadre d’un trade permettant aux Pelicans de récupérer le 13ème pick de la draft 2025 appartenant à Atlanta (avec lequel ils ont sélectionné Derik Queen). Ils ont pu choisir Kingston Flemings à la 8e place.
Onsi Saleh, le general manager mais aussi président des opérations de basket de la franchise de l’Etat de Géorgie, a beaucoup travaillé. Il n’y a pas eu de mouvements d’envergure mais il a cherché à renforcer l’effectif avec des profils manquants tout en se séparant des joueurs n’entrant pas réellement dans les plans du coach.
Ainsi, les Hawks se sont renforcés sur les postes 1 et 2 sur lesquels ils étaient courts : Aaron Wiggins est arrivé en provenance du Thunder et apportera de l’adresse extérieure en sortie de banc (contre des seconds tours de draft) et Devin Carter en provenance de Sacramento.
L’arrivée la plus marquante est celle de Lu Dort, pièce majeur du titre d’OKC en 2025 mais dont Sam Presti a du se séparer afin de réduire une masse salariale devenue trop conséquente. Cette arrivée se fait dans le cadre d’un échange à trois incluant également Dallas dans lequel Atlanta récupère aussi Ryan Nembhard mais cède son ancien numéro 1 de draft, Zaccharie Risacher, qui avait perdu sa place dans la rotation.
Lu Dort apportera sa science de la défense, lui qui fut All-Defensive Team en 2025. Gabe Vincent, Keaton Wallace et Jonathan Kuminga (arrivé en février) sont tous trois partis libres mais n’avaient pas un rôle majeur durant les play-offs.
Point Guard : CJ McCollum, Ryan Nembhard, Devin Carter, Kingston Flemings
Shooting Guard : Nickeil Alexander-Walker, Buddy Hield, Aaron Wiggins
Small Forward : Dyson Daniels, Lugentz Dort, Corey Kispert
Power Forward : Jalen Johnson, Zuby Ejiofor, Mouhamed Gueye
Center : Onyeka Okongwu, Jock Landale, Henri Veesaar
PG : CJ McCollum
SG : Nickeil Alexander-Walker
SF : Lugentz Dort
PF : Jalen Johnson
C : Onyeka Okongwu
L’effectif des Hawks semble à la hauteur d’un vrai contender : Quin Snyder a de quoi pianoter aussi bien en quantité qu’en qualité en cas de blessures ou de méformes. La base arrière, qui a été l’un des points faibles de la saison dernières, a été considérablement renforcée cet été entre profils défensifs (Daniels, Dort, Alexander-Walker) et shooteurs (Hield, Kispert, Wiggins).
C’est le secteur intérieur qui paraît en deçà avec des joueurs sans réelles références hormis Jalen Johnson. Zuby Ejiofor et Henri Veesaar sont deux rookies draftés respectivement en 23e et 52e position et ne devraient pas avoir de rôles majeurs tandis que Jock Landale et Mouhamed Gueye sont sans doute un peu faible pour une rotation d’une équipe ambitieuse.
Il a impressionné tout le monde la saison dernière en passant un cap énorme suite à son trade en provenance des Timberwolves. Jusqu’alors considéré comme un joueur au profil plutôt défensif, « NAW », cousin de Shai Gilgeous-Alexander, a pris une toute nouvelle dimension de l’autre côté du terrain.
Ce dernier est passé de 9,4 à 20,8 points de moyenne ce qui lui a valu d’être élu MIP de la saison passée. La question sera désormais de savoir si le Canadien saura confirmer cette magnifique saison, ce dont Atlanta aura bien besoin ?
Un effectif dense et assez cohérent.
Un coach expérimenté bien que pas vraiment « gagneur ».
Une marge de progression importante et une dynamique positive.
Un secteur intérieur trop faible face aux favoris.
Un manque de véritable culture de la gagne.
Une concurrence très forte dans la Conférence.
Après un début de saison chaotique, les Hawks ont clairement redressé la tête et finalement réalisé une saison aboutie ponctuée par une qualification directe en play-offs et une défaite plus qu’honorable face au futur champion. Malgré cela, il sera dur de rééditer la même performance la saison prochaine alors que certaines équipes se sont grandement renforcées (Miami, Philadelphie) en plus des concurrents qui devançaient déjà Atlanta. Le play-in semble être le classement le plus probable.