Mike Malone :''Je suis à court d'adjectifs et de superlatifs''

Mike Malone :''Je suis à court d'adjectifs et de superlatifs''

Mike Malone - Denver Nuggets
Crédit photo : Getty Images

Comme lors du premier tour contre Utah, Denver est revenu à hauteur de son adversaire après avoir été mené 3 à 1. Une force de caractère incroyable qui séduit le coach des Nuggets.

Ces Nuggets n'en finissent plus de nous surprendre. Moribond après trois défaites contre Utah, Denver a trouvé les ressources nécessaires pour passer ce round. Même scénario en demi-finale contre les Clippers. Dos au mur depuis le match 4, les Nuggets ont forcé un Game 7 contre les Californiens grâce à une deuxième mi-temps parfaite. Distancés de 19 points en première mi-temps, les hommes de Mike Malone ont remporté la seconde 64 à 35 sous l'impulsion d'un Nikola Jokic complètement magique. Denver est la première équipe de l'Histoire à arracher un Game 7 dans deux séries consécutives après avoir été larguée 3 à 1 ! Une faculté à survivre à la pression qui force le respect, puisque ces Nuggets en sont désormais à 6 victoires pour 1 défaite lors des matches à élimination directe sur les deux dernières campagnes de playoffs. En conférence de presse, Mike Malone n'avons même plus de mots pour qualifier l'état d'esprit de son groupe :

 

Ils ont fait un run de 16 à 2 juste avant la mi-temps. Mais, notre force c’est d’avoir remonté la série contre Utah et après nous sommes revenus contre les Clippers dans le match précédent. Donc, nous n’étions pas abattus par ce qui se passait. Nous savions ce qu’il fallait faire pour sortir la tête de l’eau, nous savions que nous devions durcir notre défense. On a gagné la seconde mi-temps 64 à 35. Nous les avons maintenus à 26% aux tirs alors que nous avons shooté à 61%. C’est juste incroyable. Ils avaient la meilleure attaque depuis le début des playoffs, donc je suis vraiment à court d’adjectifs ou de superlatifs. Je ne sais pas comment vous voulez parler de notre équipe, parce que c’est un groupe résistant et résilient. J’aime mon équipe, j’aime sa ténacité. C’est une sorte de force intérieure, de confiance mutuelle. En septembre pendant le camp d’entraînement à Colorado Springs, nous avons parlé de remporter le championnat. Nous avons toujours cet objectif, nous ne l’avons jamais perdu de vue même pendant la pause de plusieurs mois. En arrivant dans la bulle, nous avons essayé d’être en meilleure santé possible et nous avons toujours senti que nous étions bons. Nous avons continué à écouter le son de cette confiance intérieure qui nous dit que l’on peut gagner le titre.

 

 

Interrogé sur ce changement de momentum dans la série, le coach de Denver évoque surtout la capacité du groupe à faire vivre la balle. La défense était bien présente en début de série, mais les Nuggets n'avaient plus assez de jus en attaque. Face à ces Clippers, la solution est de faire bouger sans arrêt le ballon, une consigne appliquée à la lettre par les joueurs :

 

Contre cette équipe, on ne peut pas garder le ballon. Ils ont trois des meilleurs défenseurs NBA sur l’homme. Ils sont très grands et très physiques. Donc si nous les attaquons directement, nous n’aurons pas l’avantage. Nous devons faire des passes, faire bouger la balle et faire confiance à ses coéquipiers. Nous avons fait 26 passes décisives en prenant soin de la balle. Nos pertes de balle étaient un problème auparavant. Dans le Game 4, notre défense était phénoménale, mais nous n’arrivions pas à scorer derrière. Nous n’avons jamais été récompensés de nos efforts en défense. Nous étions trop lents et léthargiques, manquant d’énergie en attaque. Mais, dans les deux derniers matches, notre défense était excellente et nous avons eu cette énergie pour courir, jouer les mismatchs, créer des mouvements de balle et être beaucoup plus difficile à stopper.

 

Mike Malone a trouvé la parade pour renverser la série avec un storytelling à couper le souffle. La balle est maintenant dans le camp de Doc Rivers qui va devoir lui aussi s'ajuster pour rejoindre les voisins californiens en Finale de Conférence.