Le Heat encore handicapé par les blessures

Le Heat encore handicapé par les blessures

Miami Heat - Bam Adebayo - Jimmy Butler - Duncan Robinson - Jaime Jacquez Jr - Kyle Lowry
Crédit photo : USA Today Sports

Alors que nous sommes au quart de la saison, Miami se présente avec un bilan à peine positif, des ratings moyens des deux côtés du terrain et reste sur cinq défaites lors des sept dernières sorties.

L'impression que les saisons se suivent et se ressemblent du côté de South Beach. Après 22 matchs de régulière, Miami est 9e de la conférence, à la lutte avec cinq franchises pour se disputer la 5e place de l'Est derrière un quatuor qui commence à se dégager. Un petit écart se creuse avec les Hawks, 10e, dernière place qualificative pour le Play-In de fin de saison. Mais le Heat doit encore une fois batailler avec une infirmerie qui peine à se vider et où les cadres n'ont que très peu joué ensemble depuis la reprise. Un problème récurrent pour les floridiens...

 

Le très bon élève de l'effectif ? Le rookie, Jaime Jacquez Jr, seul élément apte à participer à toutes les rencontres depuis le début de saison. Et heureusement pour Erik Spoelstra, le 18e choix de la Draft 2023 est une très belle surprise, pleinement intégrée à la rotation avec 27 minutes de moyenne sur les parquets. Avec 12 points, une activité des deux côtés du terrain et un état d'esprit irréprochable, le joueur de 22 ans rend de fiers services à son coach et se révèle être l'un des meilleurs éléments de la dernière cuvée sur ce début de saison. Un joueur qui correspond parfaitement à ce que représente le Heat. 

 

Parmi les autres satisfactions de ce début de saison, difficile de ne pas mentionner Bam Adebayo, de loin le meilleur joueur de cette équipe depuis la reprise, déjà auteur de quelques cartons offensifs. 22 points, 10 rebonds de moyenne, en faisant circuler le cuir, avec une activité défensive toujours aussi impressionnante. Grand artisan du bilan actuel de la franchise, son absence ne devra pas trop s'éterniser afin de rester bien placé à l'Est, où la concurrence est féroce. D'autant que Jimmy Butler réalise un début de campagne plutôt mitigé. L'ailier donne le sentiment de ne jamais être réellement à fond lors de la saison régulière, pour être bien plus actif et efficace lorsque l'heure de la postseason sonne. Cependant, un Butler plus efficace et investi durant la régulière permettrait à Miami d'être en meilleure position lors des Playoffs, évitant les parcours difficiles, bien qu'admirables. 

 

En délicatesse ces dernières années, avec un temps de jeu à la baisse depuis deux ans, Duncan Robinson retrouve des couleurs et cela fait beaucoup de bien à l'attaque du Heat. Le sniper retrouve son efficacité lointaine avec près de 42% de réussite pour 7 tentatives depuis l'arc. Là où le joueur épate, c'est grâce à la variété qu'il a apporté à son jeu : auparavant cantonné à un rôle de shooter présent pour écarter le terrain, l'ailier a travaillé son bagage offensif, attaque plus le panier et lâche le ballon pour des coéquipiers démarqués. Résultat, il réalise ses meilleures statistiques en carrière, est moins prévisible et se bat en défense pour ne plus être une cible facile. 

 

Souvent mentionné cet été comme candidat pour accueillir des stars disponibles sur le marché (Lillard principalement), le Heat aurait grandement bénéficié de la venue d'un tel élément. Même s'il est physiquement apte à participer aux rencontres, Kyle Lowry est âgé de 37 ans et cela s'en ressent, n'étant plus capable de peser comme auparavant. Tyler Herro est absent depuis un mois et son apport offensif ferait un bien fou à l'attaque de Miami, toujours le point faible de cette équipe pour apporter une force offensive supplémentaire. Encore plus lorsque les autres pièces majeures sont absentes. 

 

14 starting lineups différents ont déjà été mis en place par Erik Spoelstra, encore une fois en train de bricoler pour permettre au Heat d'être compétitif. Seulement six rencontres où Adebayo, Butler et Herro furent alignés ensemble. Ce ne sont pas des conditions optimales pour travailler. Heureusement, l'un des meilleurs coachs de la ligue est aux manettes et, paradoxalement, l'effectif de Miami, sans être incroyable, permet à la franchise de garder la tête hors de l'eau, avec des vétérans solides qui sortent du banc, et un rookie déjà prêt pour le haut niveau. Les principaux problèmes : les blessures, encore et toujours, empêchant la création d'automatismes et ne permet pas d'instaurer une continuité dans les rotations. Et aussi l'absence d'une star, ou d'un joueur calibre All Star, capable de tirer son épingle du jeu lorsque l'équipe en a besoin. La combativité, l'intensité défensive seront toujours présentes, c'est l'identité même du Heat. Si Miami veut retourner en finale et ne pas manquer une nouvelle fenêtre de tir, il sera probablement nécessaire pour Pat Riley de trouver la pièce capable de faire de son équipe une puissance offensive un peu plus redoutable afin d'atteindre les finales NBA pour la troisième fois en cinq ans, et enfin remporter un titre avec cette base.