Indiana Pacers 2018-2019 : Une performance à réitérer

Après une saison surprise et un Victor Oladipo acceptant le statut de Franchise Player, les Pacers repartent à l’attaque avec un effectif plus etoffé.

 

Retrouvez notre analyse de la dernière saison du Pacers dans notre bilan 2017-18.

 

 

Arrivées: Aaron Holiday (Draft), Tyreke Evans, Doug McDermott, Kyle O’Quinn.

Départs : Lance Stephenson, Glen Robinson III, Trevor Booker, Joe Young, Al Jefferson

 

 

Meneurs : Darren Collison, Cory Joseph, Aaron Holiday

Arrières : Victor Oladipo, Tyreke Evans

Ailiers : Bojan Bogdanovic, Doug McDermott

Ailiers-forts: Thaddeus Young, Domantas Sabonis, T.J Leaf, Omari Johnson

Pivots: Myles Turner, Kyle O’Quinn, Ike Anigbogu

 

 

PG: Darren Collison   SG: Victor Oladipo SF: Bojan Bogdanovic PF: Thaddeus Young C: Myles Turner
 

Après une première saison post-ère Paul George réussie, les Pacers repartent à l’aventure avec un cinq inchangé qui a néanmoins le mérite de se connaître un peu mieux. Lorsque certaines équipes chercheront encore à trouver leurs automatismes, les hommes de Nate McMillan auront un temps d’avance dans ce domaine. Fort de sa saison de All-Star, Victor Oladipo devra continuer à performer comme il l’a fait la saison dernière, tournant à 23pts, 4,3 passes et 5,2 rebonds. Le franchise player d’Indiana aura néanmoins la vie un peu plus facile avec l’arrivée d’un nouveau ball-handler sur le banc.

 

Au sein de la 12eme attaque de la Ligue la saison passée, Darren Collison a lui aussi trouvé son rythme. Dans le jeu rapide des Pacers et capable de sanctionner longue distance (8ème équipe à 3pts), l’ancien des Clippers et des Kings est un complément intéressant pour Oladipo. Partageant le ballon avec son arrière star, le meneur s’est montré très adroit à 3pts, 46% de réussite, son record en carrière.  

 

Myles Turner continuera lui d’officier au poste 5. Le jeune pivot de 22 ans a passé une bonne partie de l’été à sculpter son corps pour tenter d’être plus véloce sur le terrain.  Après une saison en dents de scie, l’ancien de l’université du Texas a du travail pour pallier les manques des Pacers la saison dernière, notamment dans le secteur intérieur. Son nombre de rebonds, 6,4 lors de l’exercice 2017-18, ne devra être qu’un lointain souvenir.

 

Sur les ailes, Bojan Bogdanovic devrait continuer à être une option de scoring derrière la ligne à 3pts et à prendre quelques rebonds. Le Croate a néanmoins montré quelques manques de régularité dans les grosses rencontres, mangeant complètement la feuille de match. Au poste 4, Thaddeus Young voulait partir, il a finalement prolongé son aventure à Indianapolis. Expérimenté et bagarreur à l’intérieur, l’ancien des Sixers, des Wolves et des Nets est une des hommes forts de Nate McMillan, étant rarement absent et arrivant à gober des rebonds en défense comme en attaque.

 

 

Les mouvements des Pacers cet été ont principalement pour but de renforcer un banc un peu trop léger. Pour soulager Victor Oladipo, la franchise décide de signer Tyreke Evans. Après une bonne saison à Memphis, à 19,4 points, 5,2 passes et 5,1 rebonds, l’extérieur compte apporter sa polyvalence et sa capacité à créer balle en main, en sortie de banc. Signé pour 12 millions de dollars sur un an, il n’est pas exclu de voir le Rookie de l’Année 2010 sur le parquet à côté de Victor Oladipo sur certaines séquences. Un enfer à défendre au vue de la vitesse des deux compères.

Pour suppléer Cory Joseph, qui a rendu de bons services la saison passée, les Pacers ont choisi de drafter un meneur, pour tripler le poste. Arrive alors Aaron Holiday, le dernier de la fraterie, en provenance de UCLA. Poste 1 polyvalent, il sort d’une 3ème et dernière saison satisfaisante du côté de la faculté de Los Angeles, tournant à 20,3pts, 5,8 passes et 3,7 rebonds. Reste à voir s’il s’acclimatera rapidement à la NBA. Troisième option à son poste, il ne devrait pas avoir trop de pression.

Si la saison dernière, Domantas Sabonis a réalisé quelques bonnes performances en doublure de Thaddeus Young, le secteur intérieur a accueilli un autre joueur de rotation. Kyle O’Quinn en provenance de New York. Le pivot débarque pour un an et 4,5 millions de dollars. Une addition plutôt astucieuse pour Indiana qui récupère pour pas cher, le 3ème meilleur rebondeur jouant moins de 20 minutes la saison dernière (6,1 rebonds). Un combattant dans la raquette, pouvant aider à réparer une des faiblesses des Pacers tout en inscrivant quelques points au poste bas lorsqu’il sera sur le parquet avec la second unit. Il pourra aussi prendre sous son aile le tout jeune Ike Anigbogu (19 ans) qui rentre dans sa saison de Sophomore.

On pouvait reprocher au banc des Pacers de ne pas avoir de véritable solution au shooting longue distance. Il y en a désormais une pour remplacer Bojan Bogdanovic. Elle débarque de Dallas et elle s’appelle Doug McDermott. L’ailier a beaucoup voyagé depuis ses débuts en NBA en 2014. Il s’est néanmoins avéré très utile chez les Mavs la saison dernière, marquant 9pts de moyenne, à 49% à 3pts. Son aventure dans le Texas étant terminée, l’ancien de Creighton a signé un contrat de 3 ans pour 22 millions de dollars. Un investissement peu couteux pour un joueur qui pourra apporter du scoring, du spacing et de la défense à la rotation de Nate McMillan.

 

 

Des postes doublés voir plus : Comme explicité lors du visionnage du banc. Les Pacers ont passé leur été à façonner leur banc pour le compléter et être encore plus dangereux la saison dernière. Dans une conférence Est plus ouverte que l’Ouest, la Second-Unit d’Indiana peut poser de réels problèmes à beaucoup d’équipes. D’autant plus avec un Tyreke Evans à la création. Indiana possède cette saison un effectif quasi inchangé et bien fourni. Aussi bien de jeunes (Victor Oladipo, Myles Turner, Domantas Sabonis, Aaron Holiday) que de joueurs de devoir (Thaddeus Young, Kyle O’Quinn, Doug McDermott).

 

De l’ambition : 5ème de la conférence Est la saison passée et avec un groupe renforcé, seulement orphelin de Lance Stephenson et Al Jefferson, les Pacers visent mieux qu’un premier tour de Playoffs. Battu au Game 7 par les Cleveland Cavaliers de LeBron James, Indiana veut passer au stade supérieur. C’est du moins ce que souhaite Kevin Pritchard, le GM.

 

« Notre objectif est d’aller en Playoffs parce qu’il faut aller atteindre le second tour », a-t-il confié sur le site de la franchise.

 

De l’argent la saison prochaine : Indiana ne possède que 7 joueurs n’étant pas en dernière année de contrat. Victor Oladipo le premier avec encore 63 millions de dollars à toucher sur les 3 prochaines saisons. Indiana aura donc une flexibilité salariale de 66 millions de dollars pour prolonger, si elle le souhaite, Myles Turner, Bogdanovic, Evans ou encore Cory Joseph et Darren Collison, et se renseigner sur les agents libres de l’été 2019. De quoi se préparer un bel avenir.

 

Les rebonds : Bien que défense correcte la saison dernière (13e Defensive rating), les Pacers ont montré leurs limites dans les batailles pour les rebonds. 21eme équipe dans ce secteur du jeu, Indiana devra faire mieux s’il espère passer un cap cette saison comme le désire son front office. Avec l’arrivée de Kyle O’Quinn, l’équipe récupère un rebondeur intéressant pour son banc. Reste à savoir si Myles Turner arrivera à augmenter son intensité et Victor Oladipo à capter autant de rebonds.

 

Une non-progression : Il s’agit là d’un faux défaut. Si Indiana continue sur sa lancée, l’équipe pourrait se hisser en Playoffs sans trop de problèmes. Néanmoins, la franchise cherche à passer un cap. Il faut donc que Victor Oladipo continue de performer comme il l’a fait et qu’il soit accompagné d’un autre coéquipier, à un niveau supérieur, pour passer à l’étape supérieure. A qui ce rôle est-il prédestiné ? Tyreke Evans, Myles Turner, Bojan Bogdanovic. Seul l’avenir nous le dira.

 

 

Un effectif renforcé, des postes doublés avec un banc permettant à Nate McMillan de s’ajuster. Indiana a les armes pour se qualifier en Playoffs et se battre pour passer le premier tour si le jeu de la saison dernière n’a pas disparu. Sur un concours de circonstance, les Pacers pourraient même gratter le top 4 de la conférence Est.

 

 

  La rédaction a estimé que les Pacers termineront à la 5eme place de la conférence Est avec 48 victoires, le même bilan que la saison dernière.