Utah Jazz saison 2014-2015

Voici le guide de la rédaction d'Inside Basket sur le Utah Jazz version 2014-2015.

Après les départs conjugués, à l’été 2013, de Paul Millsap et Al Jefferson, Utah a clairement opté pour la reconstruction. Cela s’est d’abord traduit par une cascade de défaites, puisque le Jazz a fini à la dernière place à l’Ouest. Pourtant, il y a eu des lueurs d’espoir pour les fans. Gordon Hayward a ainsi poursuivi sa progression, achevant de convaincre la direction de la franchise qu’on pouvait compter sur lui. De même, la doublette Enes Kanter-Derrick Favors n’a pas démérité dans la raquette, et le rookie Trey Burke a laissé entrevoir son talent à la mène. Mais on ne peut pas indéfiniment se nourrir d'espérance, et des progrès sont attendus du côté de Salt Lake City.

Bilan : 25 victoires - 57 défaites

Classement : 15ème de la Conférence Ouest

Attaque : 95 points marqués (29ème de la ligue)

Défense : 102.2 points encaissés (18ème de la ligue)

Meilleur marqueur : Gordon Hayward (16,2 points)

Meilleur rebondeur : Derrick Favors (8,7 rebonds)

Meilleur passeur : Trey Burke (5,7 passes)

Meilleur contreur : Derrick Favors (1,5 contre)

Meilleur voleur de ballon : Gordon Hayward (1,4 interception)

Meilleur au pourcentage aux shoots : Jeremy Evans (52,7% de réussite)

Meneurs : Dee Bost, Trey Burke, Toure’ Murry

Arrières : Dante Exum, Alec Burks, Ian Clark, Kevin Murphy, Felix Carrick,

Ailliers : Gordon Hayward, Jeremy Evans, Rodney Hood, Steve Novak

Ailliers forts : Derrick Favors, Trevor Booker, Jack Cooley, Brock Motum

Pivots : Enes Kanter, Rudy Gobert

PG : Trey Burke SG : Alec Burks SF : Gordon Hayward PF : Derrick Favors C : Enes Kanter

L’été de Dante Exum, choisi en 5ème position lors de la dernière draft, n’a pas remis en cause le statut de titulaire d'aucun des membres de ll’actuel backcourt du Jazz. En effet, le jeune Australien est passé à côté de sa Summer League et des championnats du monde. Il pourra toutefois montrer son aisance sur le pick n’roll en sortie de banc. A ses côtés, Rudy Gobert, alias le cauchemar des frères Gasol, devrait poursuivre sa progression, en apportant de la défense et des rebonds en compléments d’Enes Kanter. Au-delà de ces joueurs, on trouve quelques spécialistes, comme Steve Novak, qui ne sait shooter qu’à trois points, ou Trevor Booker. Mais dans l’ensemble, l’effectif manque cruellement de profondeur.

Le frontcourt : s’ils confirment leurs progrès, Derrick Favors et Enes Kanter pourraient constituer une des raquettes les plus complémentaires de la ligue. Gordon Hayward a franchi un palier l’an dernier, et il a littéralement porté l’ensemble de l’équipe sur ses épaules lors de nombreuses rencontres.

 

Cette équipe a un projet : après avoir subi les évènements pendant plusieurs années (départs de Jerry Sloan, puis de Deron Williams), le front office a décidé de prendre les choses en main. En recrutant des jeunes joueurs et en récupérant des contrats pourris, ils ont réussi à assembler un effectif complémentaire et un cinq talentueux, à défaut d’être clinquant, tout en conservant de la place sous le salary cap. De quoi voir venir.

 

Un effectif jeune : ces joueurs grandissent ensemble, et ils développent ainsi la même culture basket. N’importe quel entraîneur vous expliquera l’intérêt de travailler sur le long terme avec un même groupe, si tant que celui recèle un peu de talent. C’est le cas à Salt Lake City.

Gordon Hayward ne sera plus dans une contract year. Il reste donc à voir comment il va supporter la pression de son très gros contrat (63 millions de dollars sur 4 ans). Il lui faudra notamment éviter la tentation de prendre tous les matchs à son compte : il l’a déjà fait l’an passé, et son efficacité en a souffert (41% à deux points, 30% à trois points).

 

Le banc est encore limité : une blessure à un titulaire pourrait déstabiliser l’ensemble de l’équipe. Après tout, Utah affichait un bilan de 1 victoire pour 11 défaites en début de saison dernière quand Trey Burke était sur le flanc.

 

Le manque d’expérience : si la jeunesse de l’effectif peut être un atout, elle est aussi souvent synonyme d’irrégularité dans une ligue au calendrier particulièrement exigeant. Il faut donc s’attendre à autant de défaites surprenantes que de coups d’éclat de la part de ces joueurs.

 

Utah est dans une division relevée, où les déplacements sont périlleux. En 2013/2014, les Jazzmen ont signé un bilan calamiteux de 9 victoires pour 32 défaites à l’extérieur : il leur faudra impérativement faire beaucoup mieux loin de leurs bases pour espérer progresser.

Quin Snyder va avoir beaucoup de boulot pour sa première saison en tant que head coach, après avoir longtemps roulé sa bosse (NBA, D-League, NCAA, Euroleague). Son chantier principal : la progression des jeunes, qu’ils soient titulaires ou role players, rookies ou sophomores. De leur capacité à adhérer à un projet de jeu commun dépendra les résultats de cette équipe. Et si les playoffs semblent encore loin dans la Conférence Ouest, on devrait tout de même voir une équipe compétitive.

 

Gordon Hayward, après avoir signé son nouveau contrat, a immédiatement envoyé un tweet qui se terminait par cette phrase : « Lots of work ahead » (Beaucoup de travail à venir). On ne saurait pas dire mieux.

36 victoires - 46 défaites