Phoenix Suns, le rachat après le crachat

La rédaction d'Inside Basket se livre à ses coups de coeur de la saison et nous commençons par celui de Sunkidd et ses Suns de Phoenix.

 

Pour la première fois depuis la période 1970 – 1975, les Suns vont participer à la Lottery quatre années de suite. Et, l’équipe cultive historiquement, en outre, l’art d’être bon en étant mauvais. Ainsi, les Suns de 72, ont remporté 49 matchs sur 81 (record NBA), ceux de 71 : 48, tout comme très certainement ceux de 2014 et enfin l’équipe de 2009 a été éliminé avec 46 succès. Alors difficile de ne pas se sentir mal à l’aise en repensant leur avoir presque craché dessus lors de la présentation de la saison. En Octobre, même le fan ultime de la franchise que je suis leur avait pronostiqué une saison très optimiste à 30 victoires. Blasphème ! Duperie ! Escroquerie ! Connerie ! Foutaise ! Mille milliards de mille sabords, ces Suns nous ont bernés ! Et nous pourrions utiliser n’importe quel registre de langage, rien n’y changerait. Cette cuvée 2013 – 2014 cépage Mc Donough nous aura donné un breuvage comme aurait pu boire Cendrillon au bal princier. Mais cette dernière est repartie avec un soulier de verre resté au bar pour mieux trébucher dans la descente finale, tel un sun. La liqueur était trop forte.

Comme l’était le dernier adversaire… L’affrontement face à Memphis représente d’ailleurs ce qui pouvait arriver de pire aux troupes de Jeff Hornacek dans un match sans filet. Phoenix doit en effet progresser sur deux points. D’abord, être meilleur au rebond. Face à Memphis, le différentiel affichait dans ce domaine + 12 en faveur de la franchise du Tennessee mais cela a été une constante cette saison. Ensuite, posséder une star qui oblige la défense adverse à doubler sur ce joueur « inarrêtable ». Si importants ou talentueux qu’ils soient, ni Eric Bledsoe, ni Goran Dragic ne seront un joueur de ce calibre. Un Go to Guy. L’équipe pourra compter cependant, à l’automne, sur ces deux-là, sur les anciens d’Indiana Gerald Green et Miles Plumlee, sur les frères Morris, sur Tucker (mais leader défensif de la seconde escouade serait préférable) et sur les deux sophomore Archie Goodwin et Alex Len qu’il convient de ne surtout pas oublier. Retenez bien le nom de ces deux-là !

Mais si en première bouche la cuvée Mc Do est apparue parfumée, il faut lui une plus –value. Du sulfite sous forme de joueur qui fasse sentir le souffre à ses adversaires. Deux peuvent être recrutés : Kevin Love et/ou Carmelo Anthony. Si tel est le cas, les Suns sortirons du bal 2015 en gros sabots, pas en talon aiguille, chaussure bien trop « casse-gueule » en cas de légère alcoolisation. Et, là croyez-moi, il ne sera pas concevable de vomir lors des trois dernières étapes de l’année comme ce fut le cas avec San Antonio, Dallas et Memphis. Ce sera champagne cul sec. En attendant, sabots, talons, champagne, liqueur ou pas, notre coup de cœur de l’année revient sans l’ombre d’une hésitation, et vous l’aurez compris, aux Suns de Phoenix.

 

Article rédigé par Sunkidd