Les Sixers cueillent le Heat, les Bulls encornent les Hawks

Play-in, la suite. Philadelphie fait respecter son rang grâce à un immense Nico Batum dans les derniers instants. Le Heat se mesurera vendredi aux Bulls qui ont glâné une victoire sérieuse face aux Hawks.


 

C'était pas gagné d'avance. Pour des Sixers donnés parmi les favoris en début de saison, jouer un play-in face à l'épouvantail absolu que représente de la bande de Jimmy Butler sur un play-in était loin d'être un cadeau.

 

Dès le départ, le gourou Erik Spoelstra met en place est stratégie défensive intense mais assez simple, empêcher de jouer vite par une défénse tout terrain pour développer une zone sur jeu placé ensuite. Ce choix est très payant puisque Philly a du mal a trouvé son point d'ancrage camerounais, pardon français, pardon américain, visiblement pas le plus inspiré cette nuit. Tyrese Maxey est très bien gardé même si sa vitesse fait quelques différences. Les Sixers n'y sont pas trop dans les attitudes alors que Jimmy a faim de Buckets. Le Heat multiplie les interceptions et les pertes de balles forcées pour s'offrir des paniers faciles en transition. Les deux équipes ne sont pas en grande réussite au tir et les débats s'équilibrent.

 

Un moment de frayeur tétanise toute la Floride, Kelly Oubre tente de revenir tombeau ouvert sur Butler en contre-attaque. Mais la feinte de l'ancien est suffisamment efficace pour que Kelly s'envole et atterisse... sur le genou de Bulter. L'homme est solide, mais touché et sérieusement. Il boite bas, grimace, en même que tout le front-office de la franchise présent dans la salle. Mais on connait Jimmy, les dents serrées, il reviendra sans sourciller mais avec une grosse suspicion sur un des tendons du genou.

 

La défense au couteau du Heat se maintient alors que les Sixers éprouvent les plus grandes diffultés à faire jouer ses forces vives. Mais heureusement pour eux, le Heat n'enfonce que très peu le clou, la faute à une réussite pas franchement féroce malgré les opportunités nombreuses. Les Sixers n'en demandent pas plus. Après avoir fait le dos rond, ils sortent un peu la tête de l'eau dans le 3ème QT à la faveur du banc et notamment Nicolas Batum qui plante une banderille à la fin de la période. Annonciateur de bien des choses pour la suite.

 

Dans le dernier QT, Jojo se réveille mais c'est surtout Nico qui fait la musique en prenant la responsabilité de ramener son équipe à hauteur à grands coups de triples. Embiid se charge d'égalise à 10 minutes de la fin, le momentum final est pour Philly. Fixation en tête de raquette, bonnes passes, réussite au tir, le jeu des Sixers autour de son MVP est de retour et diffìcile de le contrecarrer. Batum est partout, prend des décisions intelligentes et emmène toute l'équipe dans son sillage. Symbole de son immense prestation, le contre décisif sur Tyler Herro a 30 secondes de la fin, avec seulement 3 points d'avance. Notre Batman, en sortie de banc, inscrit 20 points, à 6/10 de loin et 5 rebonds.

 

Embiid lui fait 23 et 15 à 35%, pas fameux mais son dernier QT rattrape un peu le tout. En face, Tyler Herro a joué aux pompiers avec 25 points mais à 9/27, le tuyan d'eau était un peu percé. Jimmy Butler, en jouant une bonne partie de la rencontre sur un genou, a pesé mais a été limité par Mère Nature. Il restera une chance pour son équipe de revoir les Playoffs, face aux Bulls vendredi. Les Sixers eux préparent leur premier tour face aux Knicks pour une série qui sent déjà très bon. 

 

 

 

Assez vite, on a compris qu'il manquait un petit quelque chose à Atlanta pour espérer titiller sérieusement leur hôte de l'Illinois. Très vite, un écart d'une dizaine de points s'installe. Coby White prend la mesure de la défense et le trident offensif des Bulls s'occupe du reste. DeMar DeRozan est juste, 22 points à 10/19, 6 rebonds et 9 passes, Nikola Vucevic ajoute 24 pions à 11/21 et 12 rebonds. Les miettes laissées par le roster de Billy Donovan tentent d'être optimisées par Dejounte Murray, très bon avec 30 points-7 rebonds et 6 passes, mais il manquera décidément un petit quelque chose à ces Hawks, fringuants par séquences mais inconstants au final. Coby White est irrésistible dans la gestion du tempo et dans son basket en général. Il terminera avec 42 points à 15/21, 9 rebonds, 6 passes, 2 interceptions et aucune balle perdue en 43 minutes sur le parquet. Le starting five des Bulls est à plus de 60% de réussite pour 4 balles pertes de balle, beaucoups de bons ingrédients pour ne pas rater la recette.

 

Les Bulls conservent leur chance de voir les playoffs, reste à finir le travail face au Heat !


 

 

Coby White abat les Hawks
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