Les 5 derniers free agents à signer

Après 1 mois de free agency, tous les dossiers chauds de l'été ont été bouclés. Il reste encore quelques joueurs qui attendent patiemment qu'une équipe leur fasse signe. Voici les 5 derniers joueurs intéressants à signer.

 

Toutes les équipes de la ligue vous le diront, un intérieur d'expérience n'est jamais en trop dans un effectif. Du haut de ses 30 ans, c'est exactement ce que propose Trevor Booker. L'ailier fort traverse la ligue depuis maintenant 10 ans et cherche une destination pour relancer sa carrière. Le problème, c'est qu'il sort d'une année 2017-2018 particulièrement compliquée. Il avait commencé la saison à Brooklyn où il affichait des chiffres honnêtes avec 10 points et 6 rebonds de moyenne. Il a finalement été tradé à Philadelphie où les ennuis commencèrent. Malgré 15 minutes par match, sa production n'était pas la même et son impact était bien trop faible. Les Sixers ont alors décidé de le couper pour faire de la place dans l'effectif. Indiana l'a accueilli pour un CDD courte durée. Son temps de jeu et son impact resteront identiques, ce qui a incité les Pacers à ne pas renouveler son contrat cet été. Il est aujourd'hui libre. Trevor Booker est un poste 4 costaud qui peut tirer à 3 points et amener sa force dans la raquette. On pense donc qu'il peut trouver un point de chute avant Octobre. Récemment, les Cavs se sont positionnés sur son profil sans entrer dans des négociations plus profondes. Ce n'est qu'une simple piste pour l'instant.

 

 

Le destin de Greg Monroe est comparable à celui de Booker. La saison dernière, lui aussi a connu 3 franchises. Souvenez-vous, il était à Milwaukee avec son contrat de 17 millions à l'année quasiment intransférable. Un miracle s'est pourtant produit pour les Bucks qui l'ont transféré en échange de Eric Bledsoe à Phoenix avec un tour de draft. Un braquage de qualité. Sa production chez les Suns sera intéressante sans être transcendante. Il est titulaire à 14 reprises pour 11 points et 8 rebonds de moyenne. Les Suns voulaient malgré tout développer leurs jeunes et c'est pour cette raison qu'il sera vite coupé. Il atterrira ensuite chez les Celtics où son travail s'est avéré correct. Il a dépanné en fin de saison lorsque les blessures s'enchaînaient à Boston. Il a bien joué, mais pas suffisamment pour que les Celtics acceptent de renouveler l'expérience. Il est possible que Monroe ait du mal à se résoudre qu'il va devoir toucher le minimum après avoir touché 17 millions l'an passé. Cela peut faire un choc, sacré problème de riche. Enfin, pour l'instant c'est surtout un problème de chômeur. Le temps presse. Ce début de semaine a souri au pivot puisque les Raptors se sont très sérieusement rapprochés de lui. Ils rechercheraient un nouveau pivot en sortie de banc après le départ de Jakob Poeltl dans le trade de Kawhi Leonard. Le souci c'est que Monroe n'est plus adapté à la NBA moderne. Il est assez lent et peu efficace lorsqu'il faut protéger son cercle. Sa production offensive est bonne mais il ne peut survivre en NBA sans muscler son jeu (Robert !). On saura dans les prochains jours si les Raptors acceptent de lui faire confiance.

 

 

On part maintenant chez les extérieurs. Alors que le mois d'Août va débuter, l'éternel Jamal Crawford est toujours sans contrat. Pourtant ce joueur spectaculaire est adoré des fans. Il semblerait que les GM de la ligue ne lui accordent plus la même estime. C'est assez difficile à comprendre. Isaiah Thomas qui a récemment trouvé son bonheur a publiquement déclaré sur Twitter qu'il ne comprenait pas comment Crawford pouvait toujours être un agent libre. Sa dernière saison à Minnesota était encore d'une grande qualité malgré ses 38 ans. Il marquait 10 points de moyenne en 20 minutes, un apport à ne pas négliger pour les Wolves. Cependant, il ne faut pas oublier que Crawford s'est compliqué la vie tout seul. Il possédait une player option de 4,5 millions à l'année qu'il a refusée. On doute qu'il trouve encore quelqu'un qui veuille lui offrir un tel contrat à son âge. Les Wolves ne lui ont depuis fait aucun signe, probablement vexés par les envies d'ailleurs du briseur de chevilles. Plusieurs équipes se sont manifestées en Juillet. La piste la plus sérieuse était celle des Golden State Warriors qui cherchaient un nouvel impact player de grand talent en sortie de banc. Ils auraient pu utiliser leur mid-level exception pour le signer... sauf qu'ils l'ont utilisée pour DeMarcus Cousins. Le salary cap des Warriors est dépassé et ça réduit forcément le champ des possibles. L'affaire semblait bouclée il y a 1 mois, et aujourd'hui le dossier est au point mort. Les Sixers et les Wizards sont aussi intéressés, mais les contacts sont moins concrets. C'est donc le flou total pour Jamal Crawford qui doit douter très fort sans contrat à 38 ans.

 

 

Rodney Hood est probablement l'agent libre le plus intéressant à encore aller chercher. Ce pur scoreur alliant shoot vitesse et puissance est un attaquant à craindre pour toutes les défenses. Ses 4 saison à Utah l'ont prouvé. De plus, il montait en puissance en début d'année avant d'être tradé aux Cavs. Presque 17 points de moyenne à 42% au shoot, de quoi inspirer confiance pour les Cavs. Le souci, c'est que la machine n'a jamais redémarrée à Cleveland. C'est un syndrome fréquent lorsque vous quittez Utah. Cette équipe est familiale avec peu de médias et un environnement de travail sein. Alors débarquer à Cleveland avec un coach débile, des ego surdimensionnés et LeBron James, ça demande obligatoirement une adaptation. Elle s'est déroulée dans la douleur. Il n'a joué que 21 matchs, et n'a presque pas joué dans les matchs décisifs en playoffs jusqu'à refuser d'entrer en jeu dans un garbage time. Depuis, sa relation avec Tyronn Lue est au point mort. Le dossier de Rodney Hood n'est pas le plus compliqué. Il est actuellement à la recherche d'un contrat mais il reste lié avec les Cavs tant que rien ne tombe sur le bureau de son agent. Il est un agent libre restreint, ce qui veut dire que les Cavs peuvent s'aligner sur n'importe quelle offre. Il a négocié ces derniers jours avec Cleveland, mais les négociations bloquent car les Cavs veulent le signer sur 3 ans avec un tout petit salaire. Rodney Hood veut lui redevenir attractif. Sa dernière porte de sortie sera la qualifying offer des Cavs à 3,4 millions sur un an. De quoi retenter sa chance l'an prochain avec une année décisive où il devra convaincre.

 

 

Demain matin, Dwyane Wade se réveillera dans sa maison, son empire, en plein milieu d'un dilemme. Doit-il continuer sa carrière NBA ? Après 3 titres NBA et 12 sélections au All-Star Game en plus d'un paquet d'autres distinctions individuelles, est-ce que Dwyane Wade a fait le tour de sa carrière ? Il a tout connu, presque tout gagné et il doit aujourd'hui se demander si la NBA a encore quelque chose à lui apporter. Un sentiment de lassitude peut s'être installé à son âge. Il n'est plus un titulaire mais son apport reste reconnu malgré deux dernières saisons bancales. La peur du vide est là elle aussi. Doit-il continuer quitte à devenir l'ombre du joueur génial qu'il a été ? Je pense que vous avez compris. Le choix de Dwyane Wade est simple. Soit il continue sa carrière avec le Heat pour encore 1 année voir plus, ou alors il répond aux sirènes provenant de l'étranger, et de Chine pour être précis. D-Wade a passé la quasi-totalité de son été en Chine afin de récolter encore un peu plus de dollars avec ses apparitions. Il y a aussi signé un contrat à vie avec sa marque Li-Ning, de quoi s'assurer ses vieux jours. La Chine lui fait les yeux doux depuis un long moment maintenant. Cerise sur le gâteau, les Golden Bulls (curieux mélange en effet) de Zhejiang lui ont proposé un contrat. Il s'agit d'un contrat démesuré de 25 millions sur 3 ans, une folie. Dwyane Wade ne peut évidemment plus du tout espérer un contrat aussi juteux en NBA. Il ne peut que toucher le minimum veteran maintenant, logique. Pat Riley s'est exprimé sur la question. Bien sûr, il voudrait voir Flash revenir pour une année supplémentaire à Miami mais il ne veut rien brusquer. Il respecte l'idole des fans et lui laisse le temps de la réflexion. Une décision va cependant devoir être prise. Ce sera la Chine, si Wade veut toucher encore un gros salaire et découvrir un nouveau championnat où il y deviendrait le plus grand joueur de l'histoire de la CBA. Ce sera le Heat, si Wade a encore faim de NBA dans son club de toujours avec ses plus fidèles fans où son retour en Février a déclenché une effervescence folle. Enfin, ce sera la retraite si Dwyane Wade se sent trop vieux pour ces conneries après une carrière exceptionnelle.