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Top 5 des candidats DPOY après un mois de compétition

Top 5 des candidats DPOY après un mois de compétition

  

Après un mois de compétition, Inside Basket fait le point sur les favoris au titre de meilleur défenseur de la NBA.

Après un mois de compétition, ce sont les Boston Celtics qui présentent la meilleure défense de NBA. Les systèmes défensifs mis en place par Brad Stevens en responsabilisant chacun de ses joueurs est ingénieux. Aucune équipe ne parvient à prendre à défaut le mur vert dont plusieurs joueurs peuvent prétendre figurer dans le meilleur cinq défensif à la fin de la saison. Parmi ce Top 5, on retrouve deux d’entre eux, l’étonnant Al Horford et le véloce Marcus Smart. Jaylen Brown peut également être cité parmi les mentions honorables. Et dire qu’on leur prévoyait l’enfer avec le transfert d’Avery Bradley

 

Néanmoins, cette course au meilleur défenseur a déjà choisi son favori. Il s’agit du meilleur défenseur de l’année dernière : Draymond Green. L’intérieur des Warriors est le joueur le plus indispensable aux Champions NBA. Son impact défensif ne se reflète pas seulement par les chiffres mais également par son influence sur ses coéquipiers. Les choses sont plus faciles avec lui sur le terrain. On ne peut enlever aux Warriors qu’ils possèdent deux autres défenseurs d’élite dans leur cinq majeur : Klay Thompson et Kevin Durant.

 

Parmi les meilleures équipes défensives de la NBA, figure également le Thunder. Paul George aurait pu figurer dans ce classement car il a considérablement renforcé cette équipe dans l’attitude et l’envie mais d’autres joueurs méritent d’être cités.

 

Enfin, le meilleur défensive rating appartient à Al-Farouq Aminu, l’ailier de Portland. Même si c’est un bon défenseur, il corrobore le fait que les chiffres ne sont pas synonymes de vérité absolue.

 

  • 1/ Draymond Green

C – 10.2 points à 49.5% aux tirs dont 35.7% à trois points et 79.4% aux lancers-francs/7.9 rebonds/6.7 passes/1.0 interception/1.3 contres/3.1 ballons perdus

 

Après deux deuxièmes places lors des scrutins 2015 et 2016, il est fort possible que Draymond Green réalise le doublé après son titre de meilleur défenseur obtenu l’année dernière. Il profite de l’absence de son principal rival, Kawhi Leonard ainsi que de la blessure de son dauphin 2017, le français Rudy Gobert, pour prendre un net avantage dans cette course. Que faut-il ajouter à propos de ce trashtalkeur invétéré ? Quand est-ce que les Warriors perdent leur âme ? En son absence ! Il est le poumon de cette équipe grâce à toutes les petites choses qu’il apporte sur le terrain. Draymond Green, c’est avant tout un intérieur de petite taille, véloce, très bon dans les aides, dans les impacts et les duels. Solide rebondeur, très peu aspiré par les défenses adverses, il peut défendre sur n’importe quel poste grâce à ses qualités athlétiques. Un monstre du basket moderne. La pierre angulaire de Golden State : c’est lui.

 

  • 2/ Rudy Gobert

C – 13.9 points à 62% aux tirs dont 71.7% aux lancers-francs/10.6 rebonds/1.3 passes/0.6 interception/2.5 contres/2.1 ballons perdus

 

Malheureusement absent pour au moins un mois, Rudy Gobert livrait sa partition habituelle en ce début de saison, ce qui en faisait en candidat crédible au All Star Game étant donné l’entame en demi-teinte de son principal concurrent : DeAndre Jordan. Après sa deuxième place la saison dernière, il pouvait logiquement briguer la couronne cette année mais sa blessure risque de lui être préjudiciable. Le Jazz, même s’ils se sont affaiblis cet été, n’en reste pas moins une des défenses les plus efficaces et redoutés du pays. C’est en grande partie grâce à lui. Il est la tour de contrôle de cette équipe. Meilleur contreur de la ligue, il prend un maximum de rebond (même si le nombre a baissé par rapport à la saison dernière). Il est capable de défendre les intérieurs qui s’écartent du cercle mais peut aussi aider ses coéquipiers. Depuis deux ans, il a perdu de sa naiveté et gagné en efficacité. Son début de saison s’annonçait prometteur mais il fut stoppé net. Utah risque de le payer cher au moment de tirer le bilan.

 

  • 3/ Al Horford

C – 15.2 points à 55.7% aux tirs dont 48.7% à trois points et 81.8% aux lancers-francs/8.7 rebonds/4.7 passes/0.8 interception/0.7 contre/2.5 ballons perdus

 

Qui aurait pu croire que son impact de ce côté du terrain serait aussi déterminant en ce début de saison ? Sûrement personne. Al Horford, comme Marcus Smart, est ce type de joueurs dont les statistiques ne reflètent pas l’influence sur les résultats collectifs de l’équipe. Depuis les playoffs de l’année dernière, on peut voir qu’il est parfaitement intégré dans le système mis en place par Brad Stevens. En l’absence de Gordon Hayward, il s’est démultiplié des deux côtés du terrain. Sur ce poste d’intérieur, sa capacité à s’écarter pour défendre des intérieurs shooteurs, mais également à aider ses coéquipiers est primordiale. Jamais Al Horford n’avait été aussi précieux à son équipe de ce côté du terrain. Il faut le voir pour le croire mais c’est bien Horford qui est le capitaine intérieur de la meilleure défense de la Ligue. Il s’implique davantage au rebond que l’année dernière et termine régulièrement en double-double. Exceptionnel.

 

  • 4/ Giannis Antetokoumpo

SF - 31.7 points à 59.4% aux tirs dont 30.4% à trois points et 76.5% aux lancers-francs/ 10.4 rebonds/4.7 passes/1.4 interceptions/1.8 contres

 

Le Greak Freak est le two-way player ultime. En plus d’être absolument injouable en attaque, il n’est guère plaisant de se retrouver face à lui comme vis-à-vis en défense. Son envergure, ses qualités athlétiques en font un joueur exceptionnel de ce côté du terrain. Comme l’année dernière, il montre qu’il peut lire parfaitement les lignes de passes pour intercepter et terminer en coast-to-coast. Grâce à sa mobilité, il est précieux au rebond et au contre. Sa détente lui permet de rattraper certaines de ses erreurs. Il pourrait presque servir de tour de contrôle à cette équipe des Bucks en manque d’intérieurs. Egalement capable de défendre sur toutes les positions, sa polyvalence est précieuse pour Jason Kidd.

 

  • 5/ Marcus Smart

PG – 9.9 points à 29.1% aux tirs dont 29.1% à trois points et 74.4% aux lancers-francs/4.3 rebonds/5.8 passes/1.7 interceptions/0.3 contre/2.2 ballons perdus

 

Marcus Smart devrait avoir (en concurrence avec Draymond Green) le titre de joueur dont l’impact est le plus sous-coté de la NBA. Il prouve qu’il est encore plus utile qu’Avery Bradley de ce côté du terrain. Ce n’est pas un hasard si ce n’est pas lui qui est à Detroit actuellement. Sa capacité à étouffer son adversaire du backourt est unique dans la ligue. En mettant une pression de tous les instants, il pousse son vis-à-vis à la faute. Il multiplie les interceptions mais ce n’est pas sa seule qualité. Sa vélocité fait que, malgré sa petite taille, il peut même défendre sur des joueurs qui lui rendent une dizaine de centimètres. Il est capable de rentrer dans la tête de ses adverses afin de les éteindre. Un vrai pitbull !

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