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Preview San Antonio Spurs (2) vs Houston Rockets (3)

Preview San Antonio Spurs (2) vs Houston Rockets (3)

 

Le feu contre la glace, la maitrise offensive contre la maitrise collective, le jeu rapide contre l'expérience des grands rendez-vous. InsideBasket vous présente cette demie-finale de Conférence entre Houston et San Antonio.

  •   Le début de playoffs

 

Pour San Antonio, l'opposition face aux Grizzlies paraissait déséquilibrée par l'absence de Tony Allen. Mais les hommes de David Fizdale ont prouvé qu'un combat défensif pouvait ébranler la belle mécanique des Spurs. Après un Game 1 facile et un deuxième géré sans trembler, les coéquipiers d'un Kawhi Leonard en jambes (31.2 points sur la série) s'essouflent au FedEx Forum. Une défaite suite à un début de troisième QT rocambolesque puis deux jours plus tard, une seconde après un game winner de Marc Gasol sur le nez de LaMarcus Aldridge. À l'expérience et grâce à un collectif plus conséquent, les dauphins des Warriors cette saison assurent pour remporter la série en six matchs. Tony Parker a revêti ses habits de 2007 pour être la deuxième menace offensive (16.3 points par match) de sa franchise, il ne reste qu'à Aldridge (14.8 points) et Danny Green (5.8 points) d'augmenter leur niveau pour s'éviter quelques ennuis dans les moments chauds. 

 

L'affrontement entre Russell Westbrook et James Harden a quelque peu ecclipsé toutes les autres clés de la série. Pourtant ce sont les deux potentiels sixth men de l'année qui ont fait basculé ce premier tour. Lou Williams et Eric Gordon (32.4 points cumulés en sortie de banc) ont été décisifs pendant les rotations. Nene Hilario s'est aussi offert une cure de jouvence lors du Game 4 avec 28 points (à 12/12) et 10 rebonds en 25 minutes. Le Barbu a bien évidemment été à la hauteur de l'évènement. 33.2 points, 7 passes et 6.4 rebonds sur le 5 matchs de la série sans jamais montrer des signes de réelle fébrilité. Ses statistiques (44/6/6) lors de la défaite des siens à la Chesapeake Arena montre la force mentale du bonhomme.

 

  •   Les équipes 

 

San Antonio Spurs 

Le cinq majeur : Tony Parker, Dany Green, Kawi Leonard, LaMarcus Aldridge, Dewayne Dedmon

Les remplaçants : Pau Gasol, Patty Mills, Manu Ginobili, Kyle Anderson, Jonathon Simmons, Davis Bertrans, David Lee, Dejounte Murray

 

Face aux Grizzlies, Gregg Popovich a terminé la série en intégrant David Lee dans le cinq. Les capacités athlétiques des Rockets vont toutefois contraindre Pop a privilégié davantage la présence de Dewayne Dedmon, légèrement plus mobile que l'ancien Celtic. Le rôle de TP pourrait aussi être sensiblement différent, toujours dans un soucis de résister aux assauts à répétition des Rockets. 

 

Houston Rockets

 

Le cinq majeur : James Harden, Patrick Beverley, Trevor Ariza, Ryan Anderson, Clint Capela

Les remplaçants : Eric Gordon, Lou Williams, Montrezl Harrell, Nene Hilario, Troy Williams, Bobby Brown, Sam Dekker

 

Comme face au Thunder, Gordon et Williams seront importantissimes pour tenir tête à l'autre franchise texane de ces playoffs. Sam Dekker sera aussi de retour. Lui qui a raté l'ensemble du premier tour pour une fracture à la main gauche apportera une profondeur de banc vitale à Houston. 

 

  •   Le duel : Kawhi Leonard / James Harden 

 

Comment peut-il en être autrement ? Le juge de paix de la série réside dans la suprématie de la Barbe et du génie offensif ou des tresses et du combattant hyper complet. Les deux joueurs, prétendants au titre de MVP, ne faibliront certainement pas au niveau statistiques. La différence s'inscrira dans la gestion des money times. À ce petit jeu, Kawhi détient un petit avantage d'expérience, à l'image de San Antonio sur Houston. Le duel sera équilibré et très enlevé. Préparez les pop corn, le spectacle va commencer. 

 

  •   Les faiblesses 

 

Le rythme de la série sera une grosse épine dans le pied des Spurs. les capacités offensives des Rockets sont la kryptonite des coéquipiers de Parker. La défense, bien qu'une des meilleures depuis des années en NBA, se base sur du jeu placé et non des transitions. Elle a déjà montré par le passé quelques limites, comme face au Thunder la saison dernière. L'adaptation sera donc primordiale pour le succès des Spurs. 

 

Côté Rockets, la fougue commencera à s'estomper par le manque d'expérience face à des grosses équipes mais aussi à ce stade de la compétition. Lors de la saison régulière, Houston perd à trois reprises (sur 4) face aux Spurs, avec un écart moyen à peine supérieur à 3 unités. En plus de ce manque d'expérience, le banc des Rockets semble plus lmité malgré les apports des deux arrières scoreurs. Nêne devra, lui, obligatoirement maintenir un niveau de jeu élevé 

 

  •   Les coachs

 

Gregg Popovich

 

Une décision forte, très forte prise lors du match 3 après un début de mi-temps au ralenti pour son équipe. Envoyer les titulaires sur le banc après une minute de jeu seulement, il n'y a que Pop pour opérer un tel changement. Une erreur ou un coup de génie, le résultat (105-94 pour Memphis) pencherait la balance vers l'erreur mais les Spurs sont toujours en vie. Le coach historique de la franchise saura prendre les bonnes décisions et adapter son jeu pour contrecarrer les plans de Mike D'Antoni

 

Mike D'Antoni

 

Le prodige des systèmes offensifs sévit de nouveau ! En course pour le titre de Coach de l'année, l'ancienne plus belle moustache de la Ligue emmène ses Rockets très loin de le début de la saison. Avec un effectif parfaitement adapté à son style et des joueurs individuellement remotivés pour les performances collectives, Houston est capable du pire comme du meilleur. Mais une série sérieusement, sans temps-mort ni réelle contre-performance. Le D'Antoni de Phoenix 2005 voudra prendre sa revanche après une défaite une finale de Conférence déjà face à Gregg Popovich

 

  •   Le pronostic : Houston Rockets 2 - 4 San Antonio Spurs

 

Opposition de style dans cette série. La défaite des Spurs face à OKC l'an dernier au même stade la compétition laisse présager de beaux jours à Houston. Mais la stabilité des Spurs au plus haut n'est pas un hasard. Kawhi Leonard est plus fort, Tony Parker a prouvé que lo'n pouvait encore le compter parmi les menaces offensives. L'avantage est donc du côté de l'AT&T Center de San Antonio mais gare à la fusée à pleine vitesse. 

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