Preview Cleveland Cavaliers vs Toronto Raptors

Cleveland Cavaliers - Toronto Raptors - NBA
LeBron James devrait pouvoir disposer des Raptors assez facilement

Les Finales de Conférence vont enfin pouvoir débuter alors que les Raptors viennent d'éliminer difficilement une belle équipe de Miami. Leur prochain adversaire : les Cleveland Cavaliers.

  • Leur début de playoffs :

 

Cleveland est un rouleau-compresseur. Les Cavs n'ont laissé filer aucune rencontre, ils sont la seule équipe invaincue de ce début de playoffs. Ils ont difficilement sweepé les Pistons, cette jeune équipe leur a toutefois posé quelques difficultés au cours des matchs mais leur manque d'expérience a eu raison d'eux... Contre Atlanta, ils étaient en balade et n'ont montré aucun état d'âme à éliminer 4 à 0 une équipe qui leur convient bien. Autant dire que les joueurs de Cleveland sont tout sauf émoussés. Ils se sont montrés surs de leur force et se dirigent droit vers une Finale NBA. L'équipe marche à l'unisson sous les ordres d'un LeBron James plus général que jamais. Ils ont prouvé qu'ils avaient un banc capables d'apporter ainsi qu'une équipe de shooteurs confirmés lorsqu'ils ont battu le record du nombre de tirs à 3-points dans une rencontre contre les Atlanta Hawks... Ils ont eu le temps de se préparer au maximum afin de préparer au mieux les Finales de Conférence. Leur seul risque : qu'ils soient en manque de rythme au début du Game 1.

 

Toronto est l'exact opposé des Cleveland Cavaliers depuis le début de ces playoffs. Ils viennent d'enchaîner deux séries gagnées au forceps, sur le score de 4 à 3 (avec une dernière manche à domicile pour les deux ultimes rencontres, ce qui constitue un net avantage) sans se montrer brillant, loin de là... Alors qu'ils étaient vus comme une équipe capables d'embêter les Cavaliers en Finales de Conférence, de multiples questions se sont posées au-dessus de leur tête à la vue de leurs performances indigentes pour un finaliste de Conférence. Il faut dire qu'ils ne sont pas aidés par la poisse : Jonas Valanciunas, leur meilleur joueur depuis le début de ces playoffs s'est blessé tandis que Demarre Carroll n'est qu'à 50% de ses moyens... En plus de cela, ils ne peuvent compter sur leurs leaders qui sont friables mentalement. Il faut toutefois noter une amélioration depuis quelques matchs avec notamment un Kyle Lowry plus adroit (par contre DeMar DeRozan arrose toujours sans réussite...). Leur force est d'avoir pu compter sur des role players au niveau avec notamment Bismack Byombo ou Corey Joseph. Dans quel état physique vont-ils arriver face aux Cavs ? C'est une véritable interrogation tant leurs victoires ont été compliquées...

 

  • Les équipes : 

 

Cleveland Cavaliers :

Le cinq majeur : Kyrie Irving, JR Smith, LeBron James, Kevin Love, Tristan Thompson

Les remplaçants : Matthew Dellavedova, Iman Shumpert, Richard Jefferson, Channing Frye, Timofey Mozgov

 

Emmenés de main de maître par un LeBron James plus altruiste que jamais, les Cavs, contrairement à l'année dernière possèdent une équipe sans blessés, ce qui constitue un véritable atout pour eux. A côté de lui, Kyrie Irving n'a pas froid aux yeux pour une première véritable campagne de playoffs (sans aucune blessure) tandis que Kevin Love n'a jamais semblé aussi intégré dans le groupe des Cavaliers. Hormis le Big Three, Tristan Thompson est une machine à gober des rebonds offensifs et permet d'avoir un nombre incalculable de deuxième chance tandis que JR Smith est en feu depuis ce début de playoffs et n'arrêtent pas d'inscrire des tirs primés. Concernant le banc, Matthew Dellavedova joue toujours avec les mêmes forces, il se repose sur une défense agressive et mène parfaitement la second unit. Les autres joueurs amènent chacun leurs qualités avec du tir à 3-points ou de la défense. C'est une équipe qui semble très bien équilibrée sur le papier.

 

Toronto Raptors :

Le cinq majeur : Kyle Lowry, DeMar DeRozan, Demarre Carroll, Patrick Patterson, Jonas Valenciunas

Les remplaçants : Corey Joseph, Nick Powell, Terence Ross, Luis Scola, Bismack Byombo, James Johnson, Lucas Nogueira

 

De nombreuses blessures sont constatées du côté de la franchise canadienne. Jonas Valanciunas est censé revenir pour ces Finales de Conférence, mais aucune information n'a filtré sur la durée de son indisponibilité, c'est une arme de choix dont doivent se priver les Raptors. Il est remplacé par Bismack Biyombo, un intérieur qui a montré tout le long de la saison régulière qu'il était un vrai mur défensif difficile à franchir. Il est une excellente arme de dissuasion à l'intérieur. Le duo Kyle Lowry/DeMar DeRozan s'est trop peu montré au niveau depuis le début de cette campagne de playoffs. Pour avoir un espoir de l'emporter, il faut que les deux joueurs se reprennent en main alors qu'ils vont aborder la première Finale de Conférence de l'histoire de la franchise. Quid de Demarre Carroll ? Il serre les dents alors qu'il est l'arme numéro une pour limiter LeBron James. Le banc est largement au niveau avec notamment un Corey Joseph de qualité et d'un Nick Powell insouciant.

 

  • Le duel à suivre : LeBron James vs Demarre Carroll

 

Beaucoup de matchups intéressant dans cette série, il aurait pu être possible d'opposer Kyle Lowry face à Kyrie Irving par exemple. Pour autant, il va falloir observer jusqu'à quel point Demarre Carroll est blessé... Car s'il n'est pas à 100%, les Raptors auront d'énormes difficultés pour arrêter le King. Demarre Carroll est un role player intéressant, recruté l'été dernier pour pouvoir amener son impact physique autant en attaque qu'en défense. Normalement, c'est un bon joueur, doté d'un tir plutôt fiable et de quelques moves dos au panier. Il a réussi son intégration dans la franchise canadienne, qui loue son état d'esprit et son esprit d'équipe. Que dire de LeBron James ? Le meilleur joueur de ces dix dernières années à la mainmise sur son équipe. Alors que tous ses équipiers ne semblaient pas adhérer à son discours, force est de constater qu'en ces playoffs, ça a changé. Il implique tout le monde, distille les caviars et ne force jamais son jeu. Il préfère faire une bonne passe plutôt que d'aller s'empaler dans les défenses adverses. Il a délaissé un peu son rôle de leader pour celui de facilitateur afin que ses équipiers puissent jouer en confiance. Alors qu'en Finale de Conférence l'année dernière, il était opposé au même Demarre Carroll, il s'était amusé alors que le joueur était censé le limiter... Il faut dire que King James n'avait jamais aussi fort (mais aussi esseulé) que durant cette campagne de playoffs. Si tout va bien, il peut enfoncer son adversaire, qui peut tout de même limiter son impact, notamment dans le domaine physique. Il faudra pour ça un duel de tous les instants, comme ce qu'ont essayé de faire les Detroit Pistons.

 

  • Les faiblesses :

 

Depuis le début de ces playoffs, il est compliqué de trouver de véritables failles dans le jeu des Cavs tant ils ont été trop peu mis en difficulté. Dès qu'ils appuient sur l'accélérateur, ils sont largement au-dessus de leurs adversaires. On serait bien tenté de dire que leur véritable faiblesse, c'est le fait de n'avoir pas eu d'opposition depuis longtemps. Le problème est de savoir si les Raptors vont constituer une difficiler équation pour Cleveland. On peut légitimement en douter. Toutefois, dans les premiers matchs, le manque de rythme peut se faire ressentir. Une petite faiblesse peut être le banc, qui quelquefois peut complétement se trouer, à commencer par un Channing Frye, aussi brillant que décevant face aux Hawks.

 

Pour Toronto, en revanche, c'est différent tant leur campagne de playoffs est laborieuse. D'une part, on peut s'inquiéter de l'absence de Jonas Valanciunas et de son retour (savoir s'il sera en forme...), l'intérieur lituanien avait les qualités nécessaires pour prendre le dessus offensivement face au rustrer qu'est Tristan Thompson. On peut également se demander quel sera leur niveau de fatigue général sachant qu'ils ont déjà joué 14 matchs supplémentaires dans cette post-season. Enfin quid du mental ? Les leaders ne trouvent pas leurs marques et s'ils ne résolvent pas leurs problèmes aux tirs, ils risquent de passer très près du sweep. Il faut toutefois souligner que l'impact de Kyle Lowry s'est fait nettement ressentir lors des dernières rencontres des Raptors.

 

  • Les coachs :

 

Inexpérimenté à ce niveau, Tyronn Lue a remplacé David Blatt en cours de saison pour un résultat presque équivalent. Pourtant, alors que l'ancien coach des Cavs ne faisait pas l'unanimité, il semble que l'ancien meneur soit particulièrement apprécié de ses hommes et notamment d'un certain LeBron James. Il apparaît comme un véritable comme un pseudo meneur d'homme plutôt qu'un tacticien de génie. Il a toutefois mis en place plus de mouvement dans les sytèmes trop européens de David Blatt. L'équipe joue plus vite avec notamment un Tristan Thompson qu'il a responsabilité à raison. L'équipe s'est également largement plus impliquée sur le plan défensif sous son emprise. Il n'a fait aucune grosse folie et semble être un bon coach. Il faut le voir dans la difficulté pour réellement juger du travail de Tyronn Lue, même si son mérite est de parfaitement gérer les différents égos (et état d'âme) de l'effectif. 

 

Lui aussi inexpérimenté à ce niveau, Dwayne Casey s'affirme depuis quelques saisons comme l'un des meilleurs coachs de la NBA. En playoffs, il n'a toutefois pas su redonner confiance à Kyle Lowry et DeMar DeRozan, même s'il a raison de continuer à les faire jouer (notamment pour Kyle Lowry) pour leur redonner confiance. C'est un coach à l'ancienne, doté de bons systèmes défensifs avec un ancrage intérieur important pour la construction du jeu. Il laisse les clés du camion à Kyle Lowry. Il n'hésite pas à lancer la second unit en cas de besoin car il sait qu'elle est composée de joueurs de devoir capables d'amener d'autres choses. Il a réussi, en demi-finale de Conférence, à répondre à l'ultra small ball d'Erik Spoelstra. Va t-il tenter des coups pour surprendre les Cavs ? On l'espère mais ce n'est pas dans le genre du personnage.

 

  • Notre pronostic : 4 -1 Cleveland 

 

Difficile de ne pas mettre Cleveland au vue de ce que nous ont proposé les deux équipes jusque là. Entre une équipe sure de ses forces et une autre fatiguée, il n'y a pas de suspense. Les Cavs visent le titre et il semble que le plafond maximum de Toronto soit la Finale de Conférence, où, on l'espère, ils feront bonne figure. Ils sont capables d'embêter les Cavs s'ils se décoincent mentalement auquel cas, la série serait plus intéressante. On les voit quand même aller chercher un match à l'Air Canada Centre porté par la folie de leur public mais les Cavs sont un vrai rouleau-compresseur et aucune équipe à l'Est ne peut leur résister. Le duel est trop inégal dans les circonstances actuelles...

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