Patrick Ewing Vs Dikembe Mutombo

Patrick Ewing Vs Dikembe Mutombo

Pendant les fêtes de fin d'année, Duel de Génération reprend sa formule rétro. Pour ce dernier numéro de l'année, on prend de la hauteur avec une opposition entre deux big men d'exception, Patrick Ewing et Dikembe Mutombo.

Depuis le début de saison, Rudy Gobert et Hassan Whiteside remettent au goût du jour, le profil de pivot intimidateur des raquettes. Pour conclure 2016, Inside Basket vous propose un voyage dans le temps, à une période où ce type d'intérieur dominait la Ligue. Sylvain endossera le mythique n°33 des Knicks de Patrick Ewing, pendant que David essayera de le contrer avec le géant zaïrois, Dikembe Mutombo.

 

  • Round 1 : Apport Offensif

 

Sylvain : 1962 en Jamaïque, les Wailers se forment autour de Bob Marley et le petit Patrick Ewing voit le jour. Plus doué pour le sport que pour la musique, il s'éclate d'abord au cricket et au football. En 1975, changement de décor, la famille Ewing part rejoindre l'univers impitoyable des States. Direction Boston où la mère de Patrick a trouvé un job au Massachusetts Hospital. A 13 ans, il découvre enfin le basket. Avec pour seul atout, sa taille, Ewing apprend les rudiments à la Cambridge Rindge and Latin High School. A 16 ans du haut de ses 2m08, le jeune jamaïcain a rattrapé le temps perdu et s'affiche comme le meilleur intérieur lycéen. Après un pied de nez aux facs locales de Umass et Boston College, Pat choisit finalement l'université de Georgetown, la fabrique à pivots dirigée par le légendaire John Thompson.

Le coach va finir de polir le géant de Kingston. Il passe de 12.7 points et 7.5 rebonds lors de sa saison de freshman à 17.7 unités et 10.2 prises en seconde année. Dans son sillage, les Hoyas écrasent tout sur leur passage et atteignent le Final Four à trois reprises. Battu par North Carolina et son futur bourreau, Michael Jordan, le grand Pat soulève enfin le trophée NCAA en 1984 contre les Cougars d'Hakeem Olajuwon. Elu meilleur joueur du tournoi, il termine son cursus universitaire en hommage à sa mère et se présente à la draft 1985 en quête d'un nouveau challenge en NBA.

 

Titulaire du premier choix, New York met la main sur le jeune prodige. Depuis leur titre de 1973, les Knicks n'existent qu'à travers leur gâchette Bernard King. Mais, victime d'une rupture des ligaments croisés, le roi se meurt et laisse son trône au rookie. Réputé pour sa défense, Ewing va alors prendre en main l'attaque de Big Apple et boucle, à la surprise générale, sa première année à 20 unités. Il décroche sa première étoile de All Star, même si New York se traîne toujours en fonds de conférence. Malgré son impact offensif les saisons suivantes, les Knicks ne dépassent pas les 25 victoires.

En 1988, l'arrivée de Charles Oakley en provenance de Chicago va changer la donne. La raquette new-yorkaise devient bestiale ! Oak décharge Ewing d'une partie des tâches défensives et le pivot devient The Beast of the East. Sa production la saison suivante sera sa référence : 28.9 points (3ème en NBA) et 4 blocks (2ème de la Ligue). Le duo intérieur désormais drivé par Mark Jackson parvient aux demi-finales à l'Est et tombe contre le futur champion, les Pistons d'Isiah Thomas. En 1991, c'est les Bulls, autre futur vainqueur du trophée, qui ont la peau des Knicks. Excédé par ces échecs, Ewing est au bord du divorce avec Big Apple. La franchise doit agir et se renforcer.

 

La solution viendra du banc avec l'arrivée de Pat Riley. Le gominé sera désormais le Parrain de Gotham. Fin stratège, il abandonne le showtime californien pour bâtir une équipe de démolisseurs autour de son pivot. Des sans grades font leur apparition dans le roster. John Starks et Anthony Mason, pas de CV mais du talent plein les mains, seront les lieutenants du Grand Pat dont la quête du titre est désormais l'ultime objectif à 30 ans passés. Ewing reste la première force de frappe de cet effectif ultra-défensif : 23.9 points et 11 rebonds. Mais, deux saisons de suite, ces Knicks version bad boys seront balayés par les Bulls. En 1993, la première retraite de Jordan ouvre une fenêtre de tir pour toute une génération de All Stars frustrés. New York parvient enfin en Finale NBA en s'extirpant in extremis des Pacers de Reggie Miller. Patrick retrouve sur la dernière marche son rival universitaire, Hakeem the Dream. Au terme d'une série incroyablement serrée où New York aurait pu l'emporter sur le dernier shoot du Game 6, c'est finalement Houston qui ravit le titre.

Sa plus belle chance de bague vient de s'envoler. Car la saison suivante, c'est Reggie Miller qui assassine New York avec ses fameux 8 points en 9 secondes. Sur le banc, Jeff Van Gundy reprend les rênes de l'équipe et tente d'apporter un nouveau souffle avec Allan Houston et Larry Johnson. Le Grand Pat se fait vieux mais reste le leader offensif à 34 ans avec 22.4 points de moyenne. Cette fois, c'est une rivalité naissante avec le Heat de... Pat Riley qui le prive de son rêve. Au terme de pugilats mémorables, il sort la tête basse et le corps meurtri. Il enchaîne les pépins physiques et se déchire le tendon d'achille lors des playoffs 1999. Ironie du sort, New York retrouve cette saison-là les NBA Finals, sans son pivot totem. Battus sèchement par les Spurs, les Knicks ne pourront offrir une bague à leur capitaine. En 2000, Big Apple échange les restes de Patrick à Seattle. A 38 ans, il tourne encore à quasi 10 points dans un exercice qui restera anectodique, avant de raccrocher définitivement ses baskets à Orlando en 2002.

 

David : On aborde aujourd'hui l'un des meilleurs pivots défensifs de l'histoire ; Dikembe Mutombo Mpolondo Mukamba Jean-Jacques wa Mutombo plus connu sous le sous le nom de Dikembe Mutombo... Merci Wiki ! Si certains joueurs n'étaient pas destiné à se lancer dans le basket, comme Tim Duncan qui voulait être nageur, Dike ne voulait même pas devenir sportif.
Le jeune Mutombo rêvait d'être médecin mais commence finalement le basket à Kinshasa dans son pays natal, le Congo. Il rejoindra plus tard les U.S.A pour évoluer avec Georgetown... comme Alonzo Mournig... et Patrick Ewing !

Comme les autres légendes des Hoyas, le Mont Mutombo se taille très vite une excellente réputation chez les pivots. Dikembe se présente alors à la draft de 1991. Larry Johnson, Kenny Anderson et Billy Owens seront les seuls à être appelé avant le Congolais. Avec le 4ème pick, les Nuggets mettent la main sur un géant de 2m18 capable de repousser toutes les attaques adverses.
Le pivot annonce la couleur très vite avec 16pts, 12rbds et 3ctrs de moyenne dès son année rookie. Esseulé dans cette équipe en manque de talent, il brille en défense pendant ses cinq années dans le Colorado. Il est d'ailleurs meilleur contreur de la ligue durant les trois dernières années où il évolue à Denver... seul Marcus Camby a également été meilleur contreur trois années consécutives. 

 

En fin de contrat, il décide de s'engager avec les Hawks. A Atlanta, il continue à être au sommet en terme de défense. Il passe quatre saison et demi là-bas pour des moyennes de 11pts,12rbs et 3ctrs. Comme à Denver, il est fiable en attaque avec une dizaine de points de moyenne à plus de 50% de réussite. En février 2001, il rejoint les Sixers d'Allen Iverson où il goûtera enfin les joies des finales NBA. Le lutin, MVP cette année là, roulait sur la ligue en attaque à cette époque. Son association avec le maître de la défense ne pouvait qu'être brillante. Mais Allen et Dikembe ne purent faire mieux qu'arracher un seul match face aux Lakers de Shaquille O'Neal et Kobe Bryant
En 2003, Mutombo devient un membre des Nets. Malgré les blessures, il pu à nouveau tenter sa chance en finale avec Jason Kidd, Richard Jefferson et Kenyon Martin.Mais cette fois, ce sont les Spurs de Tim Duncan qui empêchent Deke d'avoir sa bague.

Mutombo perd de son impact à partir de cette saison avec les Nets. Il tentera de rebondir pendant une saison avec les Knicks sans grand succès. De 2004 à 2009, il endosse avec brio le rôle de remplaçant de Yao Ming avec les Rockets de Tracy McGrady. Le Congolais est excellent en sortie de banc pour compenser les absences du Chinois mais une énième blessure mettra fin à sa carrière lors des playoffs 2009. Mutombo quitte la ligue à 42 ans !

 

Résultats : 1-0 Pour Ewing, bien meilleur en attaque que Mutombo. Ewing est tout simplement l'un des meilleurs pivots offensifs de l'histoire, il n'y a pas match de ce côté du terrain.

 

  • Round 2 : Polyvalence et Leadership

 

Sylvain : Leader offensif de New York pendant 13 saisons d'affilée, Patrick Ewing est également la pierre angulaire de la défense souvent âpre et physique des Knicks dans les années 90. L'Empire State Building de la raquette new-yorkaise. Le pivot laisse une trace indélébile dans les tablettes de la Ligue en finissant sa carrière à la sixième place des contreurs (2894 blocks), la 16ème des scoreurs (24.815 points) et la 26ème des rebondeurs (11.607 prises). A son prime, The Beast est une force de dissuasion dans la peinture : un record en 1990 avec 4 contres de moyenne puis quatre autres saisons à 3 blocks. Le dernier rempart d'une défense déjà infranchissable. En effet, conscient de l'impact d'Ewing sous le cercle, les différents coachs de Big Apple vont ancrer leur assise défensive autour de lui. Au classement du Defensive Rating, Ewing pointe à la 16ème position dans l'histoire NBA. Les Knicks auront ainsi la meilleure défense de la Ligue pendant deux saisons avec le point culminant sous l'ère Pat Riley : seulement 91.5 points encaissés en 1994.

La carrière du Grand Pat est forcément liée à celle de New York. Le symbole et la fierté de la franchise pendant 15 longues saisons. Leader vocal sur le parquet et dans les vestiaires, sa quête de titre a hanté les travées du Madison dans les années 80 et 90.

 

David : Deke n'a marqué plus de 15pts de moyenne que durant sa saison rookie. Il a maintenu ensuite une moyenne de 12pts à 50% pendant 10 ans avant de rejoindre le banc sur le déclin. Ces moyennes en attaque sont basses comparées aux stars habituelles des duels de génération... mais comme on dit, n'importe qui peut attaquer en NBA. Deke scorait peu mais avec un très bon pourcentage, il laissait très peu de déchets. Son apport offensif se sent notamment au rebond avec 3 rebonds offensifs de moyennes en carrière.

En terme de rebond, Dikembe était d'ailleurs l'un des meilleurs artisans de la ligue, deux fois au sommet de ce classement durant sa carrière, cela peut paraître peu... Mais rappelez vous qu'il a évolué à cheval sur les carrières de Dennis Rodman, Patrick Ewing, Hakeem Olajuwon et Alonzo Mourning entre autres !

En défense, Mutombo n'a absolument rien à envier à personne. Seul Ben Wallace l'égale au nombre de trophées de Defensive Player Of the Year. C'est d'ailleurs avec ses contres rageurs et ses "Not in my house !!" que Mutombo galvanisait ses coéquipiers et les relançait. Un rebond offensif improbable ou un bash sur la star adverse, il n'y a rien de mieux pour motiver les troupes. 

 

 

Résultats : 1-1. Point pour Deke ici.Le Congolais est plus polyvalent, son apport au rebond et en défense est énorme. 

 

  • Round 3 : Distinctions personnelles

 

Sylvain : Fort d'un titre NCAA en poche, Patrick Ewing pensait bien mettre la NBA à ses pieds. Sa quête de bague sera l'un des épisodes des plus marquants des 90's. Une Arlésienne qui a rythmé les playoffs pendant près d'une décennie. Avec Charles Barkley, John Stockton et Karl Malone, le pivot est l'une des figures majeures de la Ligue sans trophée. La faute aux Bulls de Jordan, aux Pacers de Reggie puis au Heat de Riley. Seules deux médailles d'or olympiques viennent gonfler son palmarès collectif.

Car sur le plan individuel, Ewing n'a rien à envier aux légendes de sa génération : 11 fois All Star, Rookie of the Year en 1986, All-NBA First Team en 1990 et 6 nominations dans le Second Team, 3 fois élu dans la NBA All-Defensive Second Team. Le numéro 33 est, par ailleurs, le leader alltime au scoring de la franchise des Knicks.

 

David : Dikembe Mutombo fait aussi partie de cette ribambelle de stars sans trophée NBA. Les Spurs et les Lakers ont gâché les deux apparitions du géant africain en finale NBA. Dikembe se console comme il peut avec les distinctions individuelles. Il est 8 fois all-star, 3 fois meilleur contreur, 2 fois meilleur rebondeur, 6 fois dans les ALL-NBA defensives teams, une fois dans la All-NBA Second Team, et 2 fois dans la Third Team.

Surtout, Mutombo brille avec ses 4 trophées de DPOY et sa seconde place au classement des meilleurs contreurs de l'histoire de la NBA derrière Olajuwon.

 

Résultats : 2-1. Mutombo prend l'avantage grâce à ses 4 titres de DPOY. 

 

  • Round 4 : La technique

 

Sylvain : Passé entre les mains du légendaire John Thompson, le numéro 33 possède toute la palette des fondamentaux du pivot. Sa carrure imposante lui permet de tenir le choc en défense face aux mastodontes des raquettes. Plus rapide que la plupart de ses adversaires en début de carrière, Ewing est une machine à contres. En attaque, il est injouable près du cercle. Dominant physiquement, il postérise férocement les big men de l'époque sur des claquettes dunks ou des contre-attaque fulgurantes. Puis au fil des saisons, il peaufine son tir. Avec une mécanique qui se termine très haut vers le ciel, il est incontrable. A l'aise dans le petit périmètre, il s'éloigne de plus en plus du cercle pour devenir une menace fiable à mi distance, notamment avec son mouvement de prédilection : le jump shot ligne de fonds. Un arsenal offensif multiple qui lui a permis de boucler 13 exercices de suite à plus de 20 points de moyenne.

 

 

David : Formé à Georgetown, Mutombo montre très vite qu'il a appris et assimilé les bases en attaque où il sera fiable pendant toute sa carrière. Mutombo est bien sûr surtout connu pour sa technique en défense. Son sens du placement et son physique lui ont permis d'être toujours sous la raquette quand les stars adverses y attaquaient. Sa taille et sa puissance rivalisaient avec les plus grands pivots au point de pouvoir stopper Pat, Zo, Hakeem et autres Shaq.

Au rebond, il ne suffisait pas d'être grand dans les années 90, il fallait aussi de la hargne, de la roublardise et beaucoup de technique pour gober les ballons qui retombaient. Mutombo s'impose là-encore comme un des grands nom de l'histoire de la NBA.

 

Résultats : 2-2, Ewing égalise grâce à ses techniques offensives. Il surclasse complètement Mutombo avec son shoot notamment. 

 

  • Round 5 : Impact sur le basket et vie extra-sportive

 

Sylvain : Moins victorieux que les pivots légendaires de sa génération, Hakeem Olajuwon et David Robinson, Ewing fait son apparition dans le deuxième chapeau dans le classement des meilleurs intérieurs de l'Histoire. Son visage intimidant n'a pas forcément joué en sa faveur. Mais, derrière cette froideur ténébreuse se cache, en fait, une grande timidité. Moqué à l'université pour son accent, Pat a gardé longtemps l'image d'un étudiant ayant des difficultés pour s'exprimer et lire. Face aux railleries, Patrick s'enferme sur lui-même et décharge sa colère sur le terrain. Une explication à son jeu qualifié de bestial. Au fil de sa carrière, son image évolue en même temps qu'il gagne le respect des fans des Knicks. Une franchise qui lui colle à la peau.

Depuis son retrait des parquets, Patrick mène la carrière d'assistant coach. D'abord chez les Wizards, puis à Houston, Orlando et actuellement à Charlotte. Côté business, il commercialise sa propre marque de chaussures et s'est même essayé au cinéma dans les films "L'exorciste 3", "Senseless" et "Space Jam".

 

David : Pas au niveau en attaque que la plupart des pivots cités dans cet article, Mutombo est pourtant parmi les meilleurs All-time dans son domaine, la défense. Mourning, Dwight Howard et surtout Ben Wallace sont peut-être les seuls à rivaliser avec Deke ce ce côté du terrain. Mutombo est la définition même du mot "contre" et son trashtalk après un bash est encore présent dans les têtes de tous les joueurs qui reprennent la devise de l'ancien de Georgetown... Not in my house ! Atlanta et Denver ont aujourd'hui retiré son N°55.

Mutombo est l'un des meilleurs ambassadeurs de la NBA à l'étranger. A l'instar de Yao en Chine, Deke sert de passerelle entre la République Démocratique du Congo et la NBA. Dikembe n'est d'ailleurs pas avare lorsqu'il s'agit d'aider le peuple africain. Il dépense régulièrement des millions de dollars afin de financer la construction d'hôpitaux en Afrique ou d'autres associations caricatives. 

 

Résultats : 3-2 pour Mutombo. Le géant africain a brillé plus que Pat en dehors des parquets, c'est de cette seule manière que l'on peut départager ces deux génies sur le terrain, chacun à leur manière. Mutombo a également mieux gérer sa fin de carrière, c'est peut-être ce qui le dégage de l'étiquette de loser d'Ewing alors que les deux pivots n'ont pourtant pas de bagues. 

 

Article rédigé par Sylvain Hermer et David Kalmes

 

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