Free Agency 2016 : les 10 arrières à suivre

Free Agency 2016 - Mike Conley - Rajon Rondo - DeMar DeRozan - Bradley Beal - NBA
Crédit photo : Getty Images
Mike Conley et Rajon Rondo, tous deux free agents cet été

Le mois de juillet va marquer le début des hostilités en matière de transferts. Avec la hausse du salary cap, certains free agents vont faire monter les enchères pour décrocher le max. Etat des lieux du marché chez les meneurs et arrières.

  • 10 - Brandon Jennings (Orlando Magic)

Les stats : 6.9 points (36.8%), 2.0 rebonds, 3.5 passes, 0.6 interception en 18 minutes par match
Le salaire : 8.344.000 $
 

La rupture du tendon d'achille de Brandon Jennings en janvier 2015 est clairement un tournant dans la carrière du meneur. Depuis ce coup d'arrêt de près d'un an, Jennings a vu ses stats divisées par deux. Fer de lance de l'attaque des Pistons la saison dernière, le meneur s'est vu barrer la route à son retour par l'ascension de Reggie Jackson. Résultat, un transfert à la trade deadline du côté d'Orlando. Là encore, Jennings se retrouve sur le banc, dans le rôle du tuteur d'Elfrid Payton, qui représente le meneur du futur selon le GM floridien. L'arrivée du nouveau coach, Frank Vogel, peut cependant changer la donne, car Jennings vaut largement mieux que ses stats affichées cette année. L'intéressé a déclaré vouloir travailler d'arrache-pied cet été pour retrouver son niveau réél. Si Orlando représente la facilité, le meneur peut succomber aux chants des sirènes new-yorkaises. Son arrivée aux Knicks est une Arlésienne depuis un an et les Nets ont également manifesté de l'intérêt pour l'ex Piston.

 

  • 9 - Jeremy Lin (Charlotte Hornets)

Les stats : 11.2 points (41,2%), 3.2 rebonds, 3.0 passes, 0.7 interception en 26 minutes par match
Le salaire : 2.139.000 $


En sixième homme de luxe, Jeremy Lin vient d'accomplir sa saison la plus sérieuse depuis son éclosion new-yorkaise. Joker offensif de Steve Clifford, le meneur s'est montré clutch à plusieurs reprises avec des pointes à plus de 20 points. Les Hornets ont retrouvé les playoffs cette année et Lin a redoré son blason après son expérience décevante aux Lakers. Le meneur a décliné son option de 2,2 millions pour la saison prochaine. Il peut légitimement prétendre à 4 fois plus et surtout lorgner sur une place de titulaire dans une équipe en manque d'un vrai meneur. Charlotte souhaite conserver son chef de la seconde escouade, mais à quel prix sachant que les Hornets ont quatre autres free agents à re-signer cet été. A 27 ans, Lin est à un tournant de sa carrière : il devra choisir entre un rôle de 6ème homme chez un contender ambitieux ou un plus gros temps de jeu dans une franchise en reconstruction.

 

  • 8 - Evan Turner (Boston Celtics)

Les stats : 10.5 points (45.6%), 4.9 rebonds, 4.0 passes, 1.0 interception en 28 minutes par match
Le salaire : 3.425.000 $


Le couteau suisse des Celtics vient de boucler sa deuxième saison dans le Massachusetts pour autant de participations aux playoffs. Sous la houlette de Brad Stevens, Evan Turner a relancé sa carrière, au point mort depuis un intérim raté dans l'Indiana. L'arrière s'est épanoui dans un collectif qui cherche avant tout à partager la balle. Peut-il cependant exporter ses qualités en dehors des systèmes bostoniens ? Pas si sûr... D'un point de vue stratégique, Turner a toutes les raisons de prolonger aux C's quitte à faire un sacrifice financier. Son sort va dépendre également des choix de Danny Ainge. Le GM dispose de quantités d'assets et ne cache plus sa volonté de pêcher un gros poisson cet été. Si Turner privilégie l'aspect pécunier, des franchises comme les Knicks ou les Clippers pourraient lui offrir un chèque aux alentours des 12 millions.

 

  • 7 - Jordan Clarkson (Los Angeles Lakers)

Les stats : 15.5 points (43.3%), 4.0 rebonds, 2.4 passes, 1.1 interception en 32 minutes par match
Le salaire : 845.000 $


Meilleur scoreur des Lakers derrière le néo-retraité Kobe Bryant, Jordan Clarkson a confirmé les progrès entrevus lors de son année rookie. S'il n'a pas l'envergure du Black Mamba, l'arrière fait toutefois partie des espoirs de la franchise avec Julius Randle et D'Angelo Russell. Avec l'addition de Brandom Ingram en deuxième choix de la draft, les Californiens construisent les fondations de demain. Dans ce contexte, difficile d'imaginer un départ de Los Angeles, même si les Knicks lui font actuellement les yeux doux. Le sophomore a déclaré que rester aux Lakers était sa priorité. Cette free agency sera surtout l'occasion pour Clarkson de jauger sa valeur réelle. Avec l'arrêt de Kobe, la franchise dispose d'un gros paquet de biftons à investir et l'arrière pourrait bien hériter du max.

 

  • 6 - Eric Gordon (New Orleans Pelicans)

Les stats : 15.2 points (41.8%), 2.2 rebonds, 2.7 passes, 1.0 interception en 33 minutes par match
Le salaire : 15.501.400 $


Il est bien loin le temps où Eric Gordon valait plus de 22 points chez les Clippers et servait de monnaie d'échange pour Chris Paul. A son arrivée dans la Nouvelle-Orleans, l'arrière ne dispute que 9 rencontres. Les quatre saisons suivantes, il rate respectivement 40, 18, 21 et 37 matchs. Cet abonnement à l'infirmerie commence sérieusement à lasser les Pelicans qui ne devraient pas faire d'offre mirobolante pour re-signer Gordon. Après une telle cascade de blessures, on serait tenté de conseiller à l'intéressé de changer d'air. Si le joueur revoit ses ambitions à la baisse, son apport offensif peut encore séduire des franchises à la recherche de profondeur sur leur banc. La dernière rumeur émanait du côté des Hawks où la production cette saison de Tim Hardaway Jr, dans le même registre, a fortement déçu.

 

  • 5 - Rajon Rondo (Sacramento Kings)

Les stats : 11.9 points (45.4%), 6.0 rebonds, 11.7 passes, 2.0 interceptions en 35 minutes par match
Le salaire : 9.500.000 $


Pestiféré à Dallas la saison dernière, Rajon Rondo a choisi Sacramento pour relancer sa carrière. Pas forcément l'ambiance idéale pour un joueur en quête de rédemption. Pourtant, l'ex-Celtic a tout de suite trouvé ses marques. Le tandem têtes de lard qu'il forme avec DeMarcus Cousins a certes parfois dépassé les bornes, mais a merveilleusement fonctionné d'un point de vue strictement sportif. Rondo est redevenu une machine à triple double (6 cette saison) et le top passeur de la ligue avec quelques pointes à plus de 20 assists. Nouveau coach, nouvelle enceinte et nouveau logo, une page se tourne chez les Kings. Mais conserver Rajon Rondo semble être la meilleure solution pour le front office. L'équation dépend en grande partie de l'appétit financier du meneur. Signé l'an passé pour un contrat court et une petite somme pour un joueur de son calibre, Rondo pourrait faire cracher au bassinet la franchise californienne ou aller voir si l'herbe est plus verte ailleurs.

 

  • 4 - Joe Johnson (Miami Heat)

Les stats : 12.2 points (43.9%), 3.6 rebonds, 3.9 passes, 0.8 interception en 33 minutes par match
Le salaire : 21.894.000 $ (buy-out avec Brooklyn) puis 261.900 $


Redevenu anonyme dans une franchise en plein déclin, Joe Johnson a obtenu son buy-out de la part de Brooklyn. A presque 35 ans, le multi All-Star a décidé de s’offrir une chance réelle de remporter une bague qui lui fait cruellement défaut, quitte à devenir smicard le temps de quelques mois. Début mars, Big Shot Joe rejoint donc l’effectif du Heat pour des clopinettes mais avec la ferme intention de jouer le titre. Les Floridiens buteront finalement sur les Raptors en demi-finale de Conférence. Cet été, le tapis rouge ne lui sera pas déroulé, les 22 millions de rémunération des Nets ne sont plus qu’un lointain souvenir. Cependant, son expérience, son scoring et sa clutchitude devraient lui permettre d’empocher encore une jolie somme (entre 8 et 10 millions). Le vétéran aura le choix entre une grosse liasse de billets verts pour jouer les mentors dans une franchise inexpérimentée ou un salaire plus restreint chez un prétendant au trophée.

 

  • 3 - Bradley Beal (Washington Wizards)

Les stats : 17.4 points (44.9%), 3.4 rebonds, 2.9 passes, 1.0 interception en 31 minutes par match
Le salaire : 5.694.000 $


L'arrière des Wizards a annoncé la couleur, il y a quelques semaines : il vaut le contrat max... Intrinsèquement Bradley Beal a toutes les qualités pour devenir le top scoreur d'une franchise, mais sa dernière saison en demi teinte a sévèrement écorné sa côte. Les pépins physiques accumulés depuis deux saisons ne laissent entrevoir la pleine mesure de son talent que sur de courtes séquences. Lors des playoffs 2015, Beal se mue en leader des Wizards avec 23,4 points de moyenne. Depuis, l'encéphalogramme reste plat. Entorse de la cheville, épaule douloureuse, blessure de fatigue au tibia droit, nez cassé... son potentiel de All-Star est régulièrement freiné par des rechutes. Washington a déçu en n'accrochant pas de spot en playoffs et le nouveau coach Scott Brooks doit faire oublier le très critiqué Randy Wittman. L'arrivée de Kevin Durant plus qu'hypothétique dans la capitale va obliger les Wizards à s'engager durablement avec leur arrière. La franchise devra pour cela débourser autour de 22 millions.

 

  • 2 - DeMar DeRozan (Toronto Raptors)

Les stats : 23.5 points (44.6%), 4.5 rebonds, 4.0 passes, 1.0 interception en 36 minutes par match
Le salaire : 10.150.000 $


All-Star indiscutable chez lui à Toronto en février, DeMar DeRozan vient de réaliser sa meilleure saison en terme de points, de rebonds et de passes. Sa complicité sur et en-dehors du parquet avec Kyle Lowry a permis aux Raptors d’établir un nouveau record de victoires historique pour la franchise canadienne. Toutefois, en playoffs, l’arrière est souvent retombé dans ses travers : friable lors des matchs à enjeu, DeRozan a arrosé plus que de raison avec une adresse retombée en dessous des 40%. Qu’importe, Toronto a atteint pour la première fois les Finales de Conférence au terme d’un parcours digne des montagnes russes. Le general manager Masai Ujiri a scandé, dès la fin de saison, son amour pour DeRozan en faisant de sa re-signature la priorité de l’été. Sans avoir l’étoffe d’un franchise player, l’arrière sera très courtisé en juillet. Les Lakers, notamment, ont le Raptor dans leur ligne de mire. Alors, DeMar ne fera-t-il pas de vieux os chez les Dinos ? Pas sûr… le All Star ne cache pas son envie de repartir en campagne sous le même uniforme mais pour une somme rondelette aux alentours des 20 millions.

 

  • 1 - Mike Conley (Memphis Grizzlies)

Les stats : 15.3 points (42.2%), 2.9 rebonds, 6.1 passes, 1.2 interception en 31 minutes par match
Le salaire : 10.150.000 $


Sans être All Star, Mike Conley est sans conteste le plus gros poisson de cette free agency au rayon des meneurs. Peut-être parce qu’il est celui qui a le plus de chances de changer de crèmerie. Le front office de Memphis a pris un virage cette saison en transférant plusieurs cadres de son roster. La tendance est à la reconstruction autour des trentenaires Zach Randolph et Marc Gasol. Le projet du nouveau coach David Fizdale devra être sacrément alléchant pour convaincre Conley de rempiler dans le Tennessee. Très proche de l’espagnol Gasol, le meneur est attaché à la franchise de ses débuts mais son désir avoué de jouer le titre risque d’être le hic. Plusieurs équipes en mal de bon meneur vont certainement approcher de près le Grizzly avec des offres supérieures à 20 millions. Cependant, la rumeur la plus plausible est la piste San Antonio. Au sein d’un effectif ambitieux, Conley pourrait être la transition parfaite avec Tony Parker. Le frenchie garderait le leadership mais s’économiserait en vue des playoffs. Quant à Conley, il s’offrirait une vraie chance de remporter une bague.

 

Nous n'avons pas développé certains grands noms comme Dwyane WadeDeron Williams ou J.R. Smith, tant leur re-signature dans leur franchise respective est attendue.

Les autres bons coups du marché se nomment : Jamal Crawford courtisé dernièrement par les Knicks, Aaron Brooks, D.J. Augustin, Courtney Lee, Allen Crabbe, Gerald Green, Lance Stephenson, Dion Waiters, Leandro BarbosaO.J. Mayo, Ish Smith, Greivis Vasquez, Gerald Henderson ou Kevin Martin.

Ailleurs sur le web