Bilan saison 2015-2016 Partie 2 : Les grands moments de la saison

Entre le bilan record des Warriors, la superbe saison des Spurs, la retraite de Kobe Bryant et le titre tant attendue de LeBron James, cette saison fut magnifique, émotive et marquante. En voici la deuxième partie avec les meilleurs moments de la saison.

  • L'Hommage à la france

 

Nous sommes le 15 Novembre 2015. Deux jours auparavant, durant une soirée totalement banale jusque là, où la plupart des français se retrouvaient devant la télé à observer l'affrontement de foot entre nos petits bleus et nos meilleurs ennemis que sont les Allemands, la France est touchée par une série d'attentats, faisant plus d'une centaine de mort, partout dans Paris. Evidemment, l'incrompréhension et le traumatisme sont omnisprésents, mais nos Frenchies jouant dans la grande ligue se devaient de continuer la saison NBA, comme nous, nous devions continuer à vivre. C'est alors que la NBA décida de rendre hommage à toutes les victimes de ces actions inhumaines. Une première fois au Staples Center, puis une seconde fois au Madison Square Garden retentit la marseillaise, devant des centaines de personnes respectant une minute de silence. Et sincèrement, nos Frenchies situés de l'autre côté de l'Atlantique ne pouvaient rien faire de mieux que de se battre et de continuer à jouer, qui plus est en réalisant de belles performances comme ce fut le cas par la suite, avec un Nico Batum en feu, un Fournier au four et au moulin, un Tony Parker fidèle à lui même et même un duel entre Alexis Ajinça et Kevin Seraphin qui s'affrontaient ce soir là, dans la Mecque du Basket, après avoir chanté un hymne extrêmement émouvant, faisant monter les larmes aux yeux, que ça soit à nos joueurs français ou à nous, simple spectateur.

 

Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts (même si l'on ne peut oublier ce qui est arrivé) et un second attentat a eu lieu à Nice, mais nous, passionnés de NBA, n'oublieront jamais cette nuit du 15 novembre 2015 lorsque les premières notes de la marseillaise se sont élevées au MSG. 

 

 

  • Le Week-end du All Star Game

 

Il faut être honnête, cela faisait quelques années que l'on se faisait royalement ch*er durant le week end du All Star Game. Des matchs qui étaient au final inintéressants et des affrontements aux concours de dunks sans saveur. La saison 2015-2016 a changé tout ça. D'une part, la nouvelle génération de rookie, composée de nombreux étrangers, nous a offert un match extrêmement disputé face aux Américains qui s'imposent 157-154 au bout du bout, et ce malgré de très bons Emmanuel Mudiay et Kristaps Porzingis. D'autre part, la soirée des concours fut magnifique. Que ce soit le concours de meneurs remporté par les Intérieurs, et plus précisément par Karl Anthony Towns, et qui a permis de retrouver une réelle rivalité, ou le concours de 3points durant lequel Klay Thompson a complétement pris feu pour récupérer le titre de son coéquipier, Stephen Curry. Et pour finir, l'apothéose de cette journée de concours avec ce duel mythique de dunks entre le désormais double tenant du titre Zach Lavine et Aaron Gordon, duel qui restera dans l'histoire avec des dunks plus fous les uns que les autres. Pour terminer, l'affrontement entre les deux conférences était, comme d'habitude, un show plus qu'une vraie compétition avec une victoire de l'Ouest 196 à 173, une pelletée de records et un titre de MVP pour Russell Westbrook. Quoi qu'il en soit, ce week end était superbe, et redonne vie à ces quelques jours de fête. 

 

 

  • Damian Lillard se paie Stephen Curry et les Warriors

 

Nous sommes le 19 février 2016. Le All Star Game est terminé, et si un joueur ne s'est pas amusé, c'est bien Damian Lillard, frustré (à raison) de ne pas avoir été choisi parmi les meilleurs à l'Ouest. Quoi de mieux pour se libérer que la visite des champions en titre, du MVP (et bientôt double) en titre, et de l'équipe en train de réaliser la plus grosse saison régulière de l'histoire ? Absolument Rien. Et ça, Lillard l'a parfaitement compris. Le meneur des Blazers va nous sortir l'une des plus grosses perfs de la saison pour bien montrer à tout le monde l'erreur commise par les coachs lors du choix des joueurs all star. Une destruction en règle, collective et individuelle, des adversaires du soir avec une victoire 137-105. "Dame" termine, en seulement 31 minutes de jeu, avec 51 points, 7 passes, 6 interceptions et aucune perte de balle, le tout à 18/28 aux tirs dont un incroyable 9/12 du parking. Tellement violent ! 

 

 

  • Anthony Davis dans l'Histoire

 

Deux jours après l'énorme match de Lillard, laissant présager de la meilleur perf de la saison, et ce durant un match totalement banal entre les Pistons et les Pelicans, la planète NBA va de nouveau être chamboulée par une performance mythique. C'est au tour d'Anthony Davis de réaliser une prouesse qui restera parmi les meilleures de l'Histoire des Interieurs de la grande ligue. En face de lui, Andre Drummond, pourtant auteur d'une belle saison, à l'inverse du monosourcil, se fera martyriser pendant 48 minutes. Au final, cela fait 59 points, 20 rebonds, 24/34 aux tirs, 2/2 du parking, et 4 passes. Tout simplement monumental. Cette performance, insuffisante pour que sa franchise accroche les PO, lui offre une place dans les livres d'histoires aux côtés du Shaq et de Chris Webber, derniers à avoir réalisé ce type de stats. 

 

 

  • Stephen Curry enflamme OKC

 

Toujours en ce mois de février incroyable, et alors qu'on pensait que toutes ces conneries étaient finies, Stephen Curry va mettre un point d'exclamation à son incroyable saison. Alors qu'il se déplace au Thunder où se trouve jusqu'ici Kevin Durant et sa zone de confort, cette future affiche de finale de conférence va nous en mettre plein la vue. Outre le fait que le match est d'une intensité folle et que le niveau de jeu est impressionant, le tireur d'élite des Warriors va s'amuser tout le long du match, avant de nous gratifier d'une des actions les plus folles de ces dernières années. Alors que nous sommes en prolongation, et que le score est de 118 partout avec 7 secondes à jouer, Curry remonte la balle rapidement en déclanchant une contre-attaque, garde la balle et décroche une flêche des 10 mêtres, détruisant le filet adverse et ramenant la victoire 121-118 aux siens. Le match était sublime, la performance individuelle aussi, et la dernière action encore plus. Une soirée parfaite quoi.

 

 

  • La der de Kobe et le record des Warriors

 

Les grands moments cités ci-dessus, s'inscriront à n'en pas douter dans l'histoire de cette saison, mais cette soirée du 13 avril 2016 restera historique, mémorable et légendaire. Toutes les personnes présentes devant ce match, se rappelleront à vie de ce qu'elles faisaient, où elles étaient et des images qu'elles ont vu à ce moment là. En général, la dernière journée d'une saison régulière n'est pas très intéressante, mais celle ci fut tellement importante. D'une part, c'était la soirée du record des Warriors. Ces derniers ont réalisé la plus grande saison régulière et auraient pu, si le pied de Draymond n'avait pas eu rencard avec bronbron, accomplir l'une des plus mémorable saison de l'histoire. 73 victoires. 73 VICTOIRES POUR 9 DEFAITES !!! Mieux que les Bulls de Jojo, Pippen et Rodman. Absolument impensable il y a de ça 12 mois. Mais les Warriors l'ont fait, et ce, sans perdre deux matchs de suite sur la saison. Une pluie de records, notamment à trois points, ont été battu, tellement qu'il serait impossible de faire la liste ici. Quoi qu'il en soit, les joueurs de la baie ont du attendre le bout des 82 matchs afin de valider ce record, qui risque de rester longtemps imbattable, sauf si Kevin apporte le plus qui fera que....

 

D'autre part, cette soirée fut légendaire pour le dernier match, et quel match, de Kobe Bryant. Beaucoup le considère, à raison, comme l'un des meilleurs joueurs de l'histoire, certains même le mettent dans le top 3 mais ces classements étant tellement subjectifs, nous nous passerons d'en parler ici. Kobe jouait donc, après 20 ans d'une carrière magnifique, son dernier match sous les couleurs jaune et pourpre des mythiques Lakers. C'était une rencontre face au Jazz, qui venait de se faire éliminer des PO et donc qui ne jouait plus rien. Cependant, pour le compétiteur qu'est le Black Mamba, perdre un match, son dernier, même s'il ne joue plus rien, est impensable. Et c'est comme ça, qu'avec 10 points de retard à 2 minutes de la fin, Kobe Bryant va porter une dernière fois les siens sur ses épaules, afin de réaliser un magnifique et impensable come-back, marquer les 10 derniers points des californiens, faire passer les Lakers devant en rentrant des tirs plus clutch les uns que les autres, et finir le tout aux lancers, de la même manière qu'il avait débuté sa carrière. Tout un symbole. Au final, il terminera avec 60 points pour son dernier match, un match à son image. L'an prochain, la NBA reprendra sans Kobe Bryant et sans Tim Duncan, sans conteste les deux plus grands joueurs de leur génération et deux des meilleurs de l'Histoire, tournant une des plus belles pages de la ligue. 

 

 

  • Le Game 5 des finales

 

On aurait pu vous parler de la série entre OKC et Golden State, et notamment du coup de chaud monstrueux de Klay Thompson afin de sauver les siens, mais ce game 5 des Finales est le tournant de cette saison. Tout d'abord, Draymond Green est suspendu, à cause d'un coup sur LeBron, lequel a évidemment très bien joué le coup en conférence de presse. De leur côté, les Warriors sont un collectif incroyable et ont les capacités de battre des Cavs alors menés 3-1 et sans solutions. C'est alors que Lebron James, très bon jusque là mais sans l'étincelle permettant aux siens de passer le cap, et Kyrie Irving vont sortir une des plus belles performances de l'histoire du Basket, devenant ainsi le premier duo à plus de 40 points chacun dans un match des finales. LeBron James dominera dans tous les secteurs de jeu, terminant avec une ligne de stats incroyable: 41 points, 16 rebonds, 7 passes, 3 interceptions et 3 contres. Un match splendide de sa part qui serait resté vain si Kyrie n'avait pas réalisé la plus belle performance offensive (en terme d'efficacité) de l'histoire des finales. Le meneur des cavs conclura sa prestation avec 41 points à 17/24 aux tirs, avec seul Wilt Chamberlain a avoir  été aussi productif/efficace d'après les livres d'histoire. Au final, Cleveland s'imposera et, malgré les débats inutiles sur la finalité autre de ce match avec la présence de Draymond, rejoindra l'Ohio pour un game 6 décisif.

 

 

  • Game 7

 

Nous y voilà. Comme le dit si bien Bill Russell: "Les deux plus beaux mots en sport: game seven". Après un match dominé par les Cavs, malgré le retour de Draymond mais avec un Iguodala blessé du côté de Golden State, les deux équipes se retrouvent dans la baie, pour en finir. Comment cela aurait-il pu finir autrement qu'avec un game 7 ? Les Warriors pour l'histoire et pour tamponner leur record de 73-9 ou les Cavs pour qu'enfin, LeBron apporte un titre à sa ville après plus de 50 ans de poisse. Que l'on supporte l'une ou l'autre équipe, le match fut stressant, à la fois magnifique et horrible, à la fois beau et moche. Cependant au final, LeBron sera décisif, repoussant toutes les critiques sur son soit disant manque de "clutchitude" ou d'incapacité à gagner "seul". C'est sur une contre attaque, où les Warriors pouvaient prendre l'avantage et probablement le titre, que le King revient à une vitesse hallucinante afin de contrer, d'une manière totallement surréaliste, un Iguodola qui joue pourtant magnifiquement bien le coup. 27 ans après "The Shot", nous avons "The Block". Alors oui, derrière Kyrie Irving résume en une action les finales, en déposant un trois points monumental sur la tête de Curry, qu'il a dominé de la tête et des épaules sur cette série, et apportant en même temps le titre aux Cavs. Pourtant, ce block est tellement symbolique et décisif, que c'est l'action dont on se souviendra encore dans une décennie. Le contre permettant à LeBron James d'écrire une nouvelle page de sa légende et d'apporter un titre aux Cavs, face à des Warriors à quelques secondes de la meilleure saison de l'histoire du Basket. 

 

 

En écrivant ces lignes 2 mois après, les souvenirs sont encore chaud mais c'était un finish parfait, pour une saison magnifique. 

 

Ce sont donc sur ces mots, que l'on peut définitivement fermer cette saison 2015-2016 qui fut superbe, émouvante et historique. Désormais, à celle de 2016-2017 de faire de même, pour notre plus grand bonheur de fan.

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