Bilan saison 2015-2016 Partie 1 : Les déceptions et les surprises

Entre le bilan record des Warriors, la retraite de Kobe Bryant et le titre tant attendu de LeBron James, cette saison fut magnifique, émotive et marquante. En voici la première partie du bilan.

Deux mois après la fin de saison, et ce titre des Cavaliers, les émotions et idées se sont enfin apaisées (enfin presque, merci KD). De quoi pouvoir désormais faire un bilan de cette saison qui, au final, était superbe. 

 

  • LES DÉCEPTIONS

 

HOUSTON ROCKETS: A ce niveau la, ce n'est même plus une déception, c'est carrément un scandale. Comment peut-on passer de finaliste de conférence, avec un bon niveau, à huitième de conférence (à une défaite de la loterie) avec un niveau aussi bas. Alors certes, ils avaient un coach d'un niveau pitoyable en la personne de J.B. Bickerstaff mais l'effectif n'a que très peu changé. De plus, on dit souvent de James Harden qu'il est une star, un potentiel MVP. En 2014/2015, c'était probablement le cas. Pas en 2015/2016 où le barbu est devenu sa propre caricature. Une défense inimaginable, un jeu collectif pas toujours présent et une entente avec Dwight Howard (pas exempt de tous reproches non plus) catastrophique. Avec l'arrivée de Mike D'antoni sur le banc, le jeu va extrêmement s'accélérer pour le plus grand bonheur de l'arrière All-Star. Les Rockets devraient tourner à 115 points de moyenne et des joueurs considérés comme "moyen" tourneront probablement à 10/15 points de moyenne. Cependant, de gros doutes subsistent, et c'est normal, quand à la possibilité d'aller loin en PO avec ce style de jeu. La saison prochaine nous fournira les réponses, avec un James Harden très probablement d'un niveau offensif monstrueux, mais la saison passée est à oublier, si ce n'est pas déjà fait. 

 

CHICAGO BULLS: Le passage de témoin entre Tom Thibodeau et Fred Hoiberg ne s'est pas aussi bien déroulé que prévu. Équipe de Playoffs, prétendante au titre pendant ses plus belles années de l'ère Derrick Rose, les Bulls ont galéré cette saison, entre défaites surprises, blessures et problèmes dans le vestiaire. A l'image des Rockets, on attendait beaucoup des Bulls, peut être trop pour une année de transition. Au final, une neuvième place dans la conférence Est et un sentiment d'inachevé, couplés à la fin de l'ère Rose pour donner les clefs de la franchise à Jimmy Butler. Outre l'idée de plan de jeu de Hoiberg, la saison 2015-2016 est à oublier et avec une conférence Est qui s'est légèrement renforcée, les Bulls devront cravacher pour retrouver le top 5, voire même les PO. En tous les cas, les fans des Bulls pourront au moins se réjouir du fait que les Warriors n'ont pas tamponné leur incroyable saison avec le titre au bout, laissant les Bulls de 96 en haut du classement de la meilleure équipe de l'histoire. 

 

MILWAUKEE BUCKS: Surprenant sixième de l'Est en 2014-2015, les Bucks étaient attendus au tournant lors de cette saison 2015-2016. Avec un jeu spectaculaire, articulé autour de Giannis Antetokounmpo, le top 5 était tout à fait imaginable. Avec les signatures de Carter-Williams et Greg Monroe, l'effectif et le coaching satisfaisants de Jason Kidd étaient extrêmement intéressants. Six mois et une non qualification pour les Playoffs plus tard, le bilan est plus que décevant. Le pivot ne s'est jamais vraiment intégré dans le jeu, Giannis a plus mené le jeu que l'ancien Sixer et les résultats ne sont pas au rendez-vous. Même si l'équipe est encore jeune, on attend plus de ces Bucks, qui peuvent même poser des problèmes aux plus gros sur 48 minutes. Les problèmes dans la gestion de l'effectif et la non-présence lors de la Free Agency apportent des interrogations sur la future saison de Milwaukee mais le potentiel est là. A eux de franchir un cap. 

 

NEW ORLEANS PELICANS: Alors que Alvin Gentry débarque à la tête de l'équipe après avoir était assistant chez les Warriors, et que Anthony Davis sortait d'une saison remarquable, on attendait à ce que les Pels jouent la qualification en PO, voire même qu'ils y soient. Avec les blessures du mono-sourcil, et de tout l'effectif en fait, les Pelicans n'ont jamais vraiment été dans la course pour atteindre l'objectif. Il en est de même pour les WASHINGTON WIZARDS. Les joueurs de la capitale ont au moins eu le courage de jouer sans coach (si,si). Avec un Bradley Beal toujours aussi injury-prone, les Wizards sont totalement passés à côté de leur saison, et même John Wall a été décevant. (M'enfin un moment, quand t'es tout seul, si tu ne t'appelles pas LeBron James il n'y a rien à faire).

 

  • LES BONNES SURPRISES

 

PORTLAND TRAIL BLAZERS: Que celui qui les voyaient en Playoffs lève la main ! (baissez la main, personne n'y croyait !) En perdant 4 titulaires, on ne donnait pas cher de la peau des Blazers. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ont fermé des bouches. Et de quelle manière ! A la lutte pour la cinquième place jusqu'au bout du bout, les Blazers ont surpris tout le monde. Que ce soit dans le jeu, dans les performances avec notamment la grosse défaite infligée aux Warriors, mais aussi dans le coaching de Terry Stotts, Portland a était magnifique tout au long de la saison, avec de plus l'explosion de CJ McCollum. On se demandait aussi si Damian Lillard allait être capable de tenir la baraque et il l'a fait. Injustement oublié au All Star Game, Lillard a fait une saison de toute beauté et il est la raison numéro une du classement final des Blazers. Avec un peu de chance pour les blessures de CP3 et Griffin en PO, ils ont même été capable de passer un tour de Playoffs, et de donner du fil a retordre aux Warriors lors du second tour. Réaliser une nouvelle saison de ce type l'an prochain sera compliqué, mais il faudra compter sur les Blazers pour jouer les PO l'an prochain, et ils le méritent. 

 

BOSTON CELTICS: Si la NBA n'avait pas changé les règles de classement, les Celtics auraient pu finir troisième à l'Est. Malgré la légère faiblesse de la conférence, c'est une belle surprise de leur part. Sous l'impulsion d'un Isaiah Thomas très en forme, avec une défense impressionnante et un coaching très solide de Brad Stevens, les Celtics méritent leur place dans cette catégorie de surprise vu leur belle saison. Ils ont eu la malchance de tomber sur de bons Hawks et de voir Avery Bradley se blesser, mais le bilan de la saison est plus que prometteur pour des Celtics ayant en plus signé Al Horford lors de la FA. A l'instar des Blazers, il faudra compter sur eux l'an prochain. 

 

TORONTO RAPTORS: Une légère surprise de leur part, mais une surprise quand même car personne ne les voyaient aussi haut en terme de victoires, et personne ne les voyaient tenir tête aux Cavaliers jusqu'au bout des 82 matchs. De plus, ils ont réussi la meilleure saison régulière de l'histoire de la franchise, ce qui est impressionnant. Si la qualité de jeu en Playoffs n'étaient pas au rendez-vous, les canadiens ont passé les deux premiers tours avec de grosses difficultés en éliminant d'abord les Pacers, puis le Heat. Ils sont ensuite tombé les armes à la main face à des Cavs en route vers leur premier titre. Pas de quoi être déçu, bien au contraire. 

 

GOLDEN STATE WARRIORS: Alors oui, je vois déjà les gens dire qu'ils étaient les champions, avec le MVP et tout ce qui s'en suit. Il n'empêche qu'ils ont réalisé la plus grande saison régulière de l'histoire. Et en marchant sur tout le monde. La liste des records explosés cette saison par Curry et sa bande, est quasiment plus grande que la Bible. En faire la liste ici est impossible mais on retiendra notamment la barre des 400 trois points rentrés par Curry, la série de victoire pour débuter la saison et bien sûr le 73-9. S'il reste un sentiment d'inachevé, cette saison des Warriors est une belle surprise. Et tout le monde attend la prochaine. 

 

CLEVELAND CAVALIERS: L'image de l'article devrait suffire à expliquer la place des Cavs dans cette catégorie. 

 

Mention aux Pacers, qui ont fait une très belle saison sous l'impulsion de Paul George en se qualifiant en Playoffs et en poussant à bout les Raptors. 

Ailleurs sur le web