Los Angeles Clippers : Les meilleurs perdants

En août, chaque jour, Inside Basket vous propose un 5 All-Time d'une équipe NBA. Aujourd'hui, c'est le tour des éternels "losers" de Los Angeles, les Clippers.

 

 

 

 

On pourra dire ce que l'on veut : qu'il n'a jamais passé le second tour des Playoffs, qu'il a craqué dans des matchs couperets ou encore que son titre de "meilleur meneur de la ligue" n'est que purement dû à la hype et la manipulation médiatique... N'empêche que Chris Paul est l'un des tout meilleurs de jeu de sa génération et qu'à défaut d'atteindre des sommets collectivement, l'ancien Hornet a changé le visage des Clippers depuis son arrivée en 2011. Après quatre saisons seulement, il figure (au classement des records de franchise) à la 3ème place en tirs à trois points inscrits, à la 3ème en passes décisives (à un cheveux de Gary Grant), 3ème en interceptions et à la première place en offensive rating, en player efficiency, passes/match et en interceptions/match. Parler de ses 4 nominations au All Star Game et de son titre de MVP du match des étoiles n'est qu'anecdotique mais s'il continue dans sa lancée et qu'il arrive à amener les Clippers loin en Playoffs, il deviendra une véritable légende de cette franchise.

 

 

 

 

 

 

Coéquipier du grand Bob McAdoo, Randy Smith a passé 8 saisons aux Braves puis aux Clippers de San Diego. Avec 12 735 points marqués, il est le meilleur scoreur de l'histoire de la franchise. Malgré deux saisons à 21,8 et 24,6 points par match (qui lui ont valu 2 sélections au All Star Game et un titre de MVP du match des étoiles), l'athlétique arrière a passé ses 715 matchs joués en tant que 6ème homme ! Malgré sa petite taille (1m91), l'explosivité de Randy Smith lui a permis de jouer de nombreuses rencontres au poste d'ailier shooteur. Un physique qui a fait sa marque de fabrique puisque Smith a même établi le record de rencontres consécutives jouées avec 906 (soit 9 saisons complètes de suite). Ce record fut ensuite battu par A.C. Green. Randy Smith est décédé en 2009 d'une crise cardiaque.

 

 

 

 

 

 

Drafté au premier choix par les Clippers en 1988, Danny Manning connaît des débuts difficiles en NBA à cause d'une rupture des ligaments croisées qui le tiendra écarté des parquets pendant la majeure partie de saison rookie. A son retour, l'ailier confirme le potentiel qu'ont vu en lui les scouts et emmène son équipe en Playoffs à deux reprises. Même si la suite de sa carrière sera gâchée par les problèmes aux genoux, aux Suns notamment, le passage de Danny Manning a permis à une équipe morose des Clippers d'accéder à la post-season alors que beaucoup leur prédisait le bas de tableau. Danny Manning est dans le top 6 des points marqués, des interceptions, des lancers-francs et tirs marqués dans l'histoire de la franchise. Il sera même sélectionné deux fois au All Star Game en 1993 et en 1994. Le joueur retraité prend maintenant une belle revanche sur sa fin de carrière en dents de scie puisqu'il a remporté en 2014 le titre de la conférence USA et le titre de meilleur coach de l'année à la tête de l'université de Wake Forest.

 

 

 

 

 

 

N'en déplaise aux fans de Blake Griffin, Elton Brand est à ce jour le power forward qui a le plus marqué l'histoire des Clippers. Après 7 saisons dans la cité des anges (de 2001 à 2008), il est toujours le meilleur rebondeur de la franchise avec 4710 prises dont 1769 offensifs (plus gros total de l'histoire des Clippers). Il avait décrocher de rebonds offensifs pris en une saison dès sa première année sous le maillot des Clips (avec 396, soit 3,95 par rencontre). Au delà de sa dureté sous les panneaux, Elton Brand était un magnifique attaquant face au panier. Doté d'un excellent shoot à 4 mètres, il emmena les Clippers au second tour des Playoffs en 2006 après une saison monstrueuse à 24,7 points et 10 rebonds par match qui lui a valu d'être considéré pour le titre de MVP (7ème des votes) finalement remporté par Steve Nash. Il tourna à 25,4 points et 10,3 rebonds pendant cette post-season avant d'être éliminé (4-3) par les Phoenix Suns (de ce même Steve Nash). Malgré ses bonnes performances, c'est la seule qualification en Playoffs qu'a connu Elton Brand sous l'ère Clippers.

 

 

 

 

 

 

Meilleur scoreur de la ligue à trois reprises (de son année sophomore en 1973 à 1976,) sous le maillot des Buffalo Braves, Bob McAdoo était un ailier fort / pivot à tout faire. Rookie de l'année en 1973, MVP en 1975 (!) puis 3 fois all star avec les Braves, Bob McAdoo a connu des débuts tonitruants en NBA. Il dominait des deux côtés du terrain, comme en témoigne sa saison à 34,5 points, 14,1 rebonds et 2,1 contres en 1974-1975. Avec 3 apparitions successives en Playoffs alors qu'il n'était âgé que de 22 ans (il tournait déjà à 31,7 points puis 37,4 en Playoffs- son record), Bob McAdoo n'a, lui non plus, jamais pu dépasser les demi-finales de conférence avec les Braves. Il lui faudra attendre sa dixième saison en carrière pour remporter son premier titre, sous les couleurs des Lakers puis le deuxième trois ans plus tard en tant que sixième homme de l'unique franchise titrée de Los Angeles. Pour ajouter un peu plus à la légende du hall of famer, Bob McAdoo a été élu MVP du Final Four de l'Euroleague en 1988 alors qu'il terminait sa carrière en Italie et qu'il a remporté 3 titres avec le Heat en tant qu'assistant (2006, 2012, 2013).

 

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