Home Sweet Home : San Antonio

Et si les joueurs NBA revenaient dans leur région de naissance... Pendant le mois d'août, Inside Basket vous propose un grand voyage à travers les Etats Unis pour découvrir à quoi ressembleraient ces franchises. Aujourd'hui, on termine notre périple texan par la région de San Antonio.

Stats : 12.5 points, 2.5 rebonds, 4.4 passes
Record contre les Spurs : 21 points

 

Dans les années 90, la NBA est encore régie par le cloisonnement des postes. Combo guard par excellence, David Wesley paye le prix de sa polyvalence aux postes un et deux. Jugé trop petit pour évoluer en tant que shooting guard et pas assez bon passeur pour jouer meneur, il n’est pas retenu lors de la draft 1993. Deux solutions s’offrent alors à lui : l’Europe ou la CBA. David opte pour la seconde et obtient finalement un bout de contrat chez les Nets fin 1994. Il enchaîne à Boston en tant que meneur. Les Celtics n’auront pas à rougir de leur choix : en 1997, Wesley émerge à 17 points et plus de 7 passes. En signant chez les Hornets en 1998, David montre une autre facette de son talent : le shoot extérieur. Recadré en poste 2, il enchaîne huit saisons dans la franchise en apportant sa quinzaine de points et en s’affirmant comme l’un des dangers les plus respectés longue distance : 37% de réussite derrière l’arc en carrière.

Sa carrière aurait pu être un modèle de persévérance et de régularité, si un morbide fait divers n’avait entaché sa réputation. En 2000, Wesley fait la course avec son coéquipier Bobby Phills. Les deux joueurs se tirent la bourrent à plus de 160 km/h quand Phills percute une voiture… l’arrière des Hornets trouve la mort et Wesley est inculpé pour conduite dangereuse et en état d’ivresse, alors même que son permis était suspendu à ce moment-là.

 

Stats : 13.9 points, 3.2 rebonds, 2.1 passes
Record contre les Spurs : 31 points

 

Décidemment ce backcourt texan n’a pas la cote auprès des scouts NBA. Tout comme David Wesley, Wesley Matthews est boudé par les franchises lors de la draft 2009. Son père Wes, double champion NBA avec les Lakers des 80’s, avait eu plus de chance en étant sélectionné à la 14ème position en 1980. Le fiston, lui, est obligé de passer par les Summer League pour se faire connaître. En février 2010, Jerry Sloan l’intègre à Utah et rapidement en fait son starter au poste deux. Agent libre restreint l’été suivant, Portland lui fait une offre de 34 millions sur 5 ans que le Jazz ne matche pas. C’est bien dans l’Oregon que Matthews se fait une place au soleil : troisième menace offensive derrière LaMarcus Aldridge et Damian Lillard, il shoote cinq saisons de suite à 39% longue distance pour une moyenne de points qui monte jusqu’à 16.4 en 2014. L’ascension de Wesley sera stoppée nette en mars 2015 avec une rupture du tendon d’Achille contre Dallas. Les Mavs, justement, qui décident de lui faire confiance lors de la free agency cet été-là en lui proposant 70 millions sur 4 ans. Un deal énorme pour un joueur qui peine à retrouver son vrai niveau depuis deux saisons dans le Texas.

 

 

Stats : 17.8 points, 3.9 rebonds, 3.0 passes

 

Seul All Star de ce 5 majeur made in San Antonio, Bill Sharman est considéré comme le meilleur shooteur de sa génération. Dans les années 50, le jeu se focalise dans la raquette et les pistoleros comme lui n'ont que peu de munitions. Il sera pourtant l'un des premiers arrières à tourner à plus de 40% aux tirs dans le périmètre… une prouesse à l’époque. Sur la ligne de réparation, Bill est une machine : à sept reprises, il termine en tête du pourcentage aux lancers francs avec un pic à 93,2% en 1959. Dans une ligue qui compte seulement huit franchises, Sharman décroche quatre titres de champion NBA avec les Celtics en compagnie des autres légendes vertes comme Bob Cousy et Bill Russell. Sur le plan individuel, c’est tout aussi impressionnant : huit fois All Star avec un titre de MVP, quatre nominations dans la All-NBA First Team et trois dans la Second Team.

A 40 ans, il devient l’un des plus jeunes coachs de la Ligue sur le banc des Warriors. Pour son baptême du feu, il parvient en finale NBA en 1967, mais s’incline contre les Sixers. Son heure viendra lorsqu’il reprend les rênes des Lakers menés par Jerry West et Wilt Chamberlain. Sous sa direction, Los Angeles enchaîne un run de 33 victoires d’affilée et s’adjuge facilement le titre de 1972. A l’issue de cette saison, Sharman reçoit logiquement le trophée de Coach of the Year.

 

Stats : 5.4 points, 4.9 rebonds, 1.6 passe
Record contre les Spurs : 12 points

 

Bo Outlaw est le prototype du joueur qui a réussi à faire sa place une place en NBA grâce à son physique et son abnégation en défense. Incapable de tirer au-delà de 3 mètres ou de partir en dribble, Outlaw peut se targuer d’une carrière longue de 15 saisons et de 352 titularisations. Evoluant dans une fac de seconde zone, Bo ne retient pas l’attention lors de la draft 1993. Il doit attendre un contrat de 10 jours des Clippers en 1994 pour poser un pied en NBA. Rapidement, son activité débordante sur le parquet séduit son coach Bill Fitch. Mais, c’est bien du côté d’Orlando que Bo va se faire connaître du grand public. Il remplace Shaquille O’Neal parti aux Lakers dans le cœur des fans. Sa faculté à plonger sur tous les ballons et défendre comme un forcené du poste 3 au poste 5 font de lui un titulaire indiscutable pendant cinq saisons en Floride. Après des passages à Phoenix et Memphis, il reviendra même finir sa carrière en Floride en tant que vétéran.

 

 

Stats : 4.9 points, 6.9 rebonds, 0.9 passe
Record contre les Spurs : 14 points

 

Tout comme Outlaw, l'intérieur Jeff Foster a misé sur ses prestations défensives pour faire son trou. Que ce soit au lycée ou à la fac, Jeff est resté près de chez lui à San Antonio. Lors de sa dernière année à Texas State, il tourne à 14.2 points et 11.3 rebonds. Des stats en double chiffre qui séduisent les Pacers : choisi en 21ème position par les Warriors, Indiana propose immédiatement un échange pour acquérir Foster. Rik Smits, le pivot titulaire de l'époque, va vers ses 34 ans et la franchise lui cherche un successeur. L'apprentissage se fera vitesse grand V, Jeff goûte aux Finales NBA dès son année rookie. En 2002, il devient starter et s'impose comme le spécialiste défensif de la raquette. Peu utilisé en attaque, son rôle se réduit à poser des écrans et ramasser les miettes au rebond. Le secteur où Jeff excelle. Au terme de ses 13 saisons passées dans l'Indiana, il pointe à la troisième place alltime au rebond offensif.

 

Andrew Harrison : 5.9 points, 1.9 rebond, 2.8 passes

Desmond Mason : 12.1 points, 4.5 rebonds, 1.6 passe

Taurean Prince : 5.7 points, 2.7 rebonds, 0.9 passe

Luke Jackson : 9.9 points, 8.8 rebonds, 1.6 passe

Michael Doleac : 4.9 points, 3.3 rebonds, 0.6 passe

 

Sur le banc texan, on retrouve deux sophomores. Andrew Harrison, tout d’abord, auteur d’une première saison correcte chez les Grizzlies, en doublure de Mike Conley. Puis, l’ailier des Hawks Taurean Prince, la version plus physique et moderne de DeMarre Carroll, qui va avoir l’occasion de briller à Atlanta l’an prochain avec le départ des cadres de l’équipe. La paire intérieure est composée du besogneux Michael Doleac et l’ancien All Star Luke Jackson. Champion NBA avec les Sixers, il est le poste 4 titulaire aux côtés de Wilt Chamberlain avec des grosses saisons en double double. Pour clôturer ce second cinq, l’athlète Desmond Mason fait office d’arrière. Passé par les Sonics et les Bucks notamment, il s’est fait connaître du grand public par ses dunks tonitruants en matchs et sa victoire lors du Slam Dunk Contest de 2001.

 

 

Stats : 3.8 points, 2.5 rebonds, 0.5 block

 

Passé par la minuscule fac de Midwestern State, Eric Dawson est un no name absolu en NBA. Non drafté en 2007, il passe son temps entre les championnats étrangers et les Toros d’Austin en D-League qu’il rejoint à sept reprises ! En 2011, il a l’honneur de recevoir un CDD des Spurs… pour quatre matchs en tout et pour tout en NBA. Pourtant ce nom n’est certainement pas inconnu aux fans de Pro A. Lors de ses pérégrinations, il attérrit à Chalon-sur-Saône en 2014. Sous les ordres de Jean-Denys Choulet, l’intérieur termine la saison en double double. Il rempile une saison supplémentaire dans l’Hexagone au Paris-Levallois en 2015-16 et finit meilleur rebondeur de l’équipe. Deux années dans le même pays, c’est déjà beaucoup pour l’ami Eric qui a signé cette saison à Leones de Ponce au Porto-Rico.

 

Etape 22 : Dallas
Etape 21 : Houston
Etape 20 : New Orleans
Etape 19 : Oklahoma
Etape 18 : Minnesota
Etape 17 : Toronto
Etape 16 : Milwaukee
Etape 15 : Chicago
Etape 14 : Indiana
Etape 13 : Detroit
Etape 12 : Cleveland
Etape 11 : Memphis
Etape 10 : Miami
Etape 9 : Orlando
Etape 8 : Atlanta
Etape 7 : Charlotte
Etape 6 :
Washington
​Etape 5 : Philadelphie
​Etape 4 : Boston
​Etape 3 : New Jersey
Etape 2 : Brooklyn
Etape 1 : New York