Home Sweet Home : Phoenix

Et si les joueurs NBA revenaient dans leur région de naissance... Pendant le mois d'août, Inside Basket vous propose un grand voyage à travers les Etats Unis pour découvrir à quoi ressembleraient ces franchises. Aujourd'hui, escale dans le désert d'Arizona, de Phoenix jusqu'à Las Vegas au Nevada.

Stats : 8.6 points, 2.1 rebonds, 2.9 passes
Record contre les Suns : 29 points

 

Pur produit des Wildcats d'Arizona, Jerryd Bayless fait partie de la catégorie des meneurs scoreurs. Lors de sa première année, il est déjà le leader offensif de la fac (19.7 points), une première pour un freshman. Son carton de 52 points lors de la finale d'état ne fait que confirmer son potentiel. Jerryd a toute la panoplie offensive pour s'imposer à l'échelon supérieur. MVP de la Summer League 2008 avec 29.8 points de moyenne, ses débuts en NBA sont plus qu'attendus. Drafté par les Pacers puis échangé immédiatement contre Jarrett Jack, il atterrit finalement à Portland. Dans l'Oregon, Bayless déçoit autant qu'il avait ébloui en NCAA : 4.3 points de moyenne avec un piteux 36,5% aux tirs lors de son année rookie. Les saisons suivantes, le combo guard montre quelques signes de progrès, mais pas assez pas devenir un solide starter et se fixer dans une franchise. Il enchaîne 7 équipes en 9 ans. L'an dernier à Philadelphie, il ne joue que trois matchs et se fait opérer du poignet. Son retour est attendu en septembre.

 

Stats : 13.5 points, 3.5 rebonds, 3.3 passes
Record contre les Suns : 28 points

 

Joueur fantasque au potentiel offensif évident et aux highlights inoubliables, Ricky Davis laisse derrière lui un sentiment d'inachevé. Un surdoué du scoring, All Star en puissance, qui n'a jamais trouvé sa place dans une équipe capable de jouer le titre, voire même les playoffs. La faute à un ego surdimensionné et une réputation de cancer des vestiaires. Soliste congénital, Ricky est une machine à stats dans ses meilleures années à Cleveland, Boston et Minnesota. A plusieurs reprises, il frôle les saisons à plus de 20 points, 5 rebonds et 5 passes, mais à chaque fois dans des franchises en bas de classement.

Son penchant pour les chiffres est illustré par un fait de jeu qui le suivra toute sa carrière. En mars 2003, dans une victoire facile contre le Jazz, Ricky compile 26 points, 12 passes et 9 rebonds. A quelques secondes de la fin du match, il rate un layup sur son propre panier pour prendre le rebond et ainsi enregistrer un triple double ! Pêché narcissique, il se verra bousculé par DeShawn Stevenson, tandis que le coach d'Utah, Jerry Sloan déclare que s'il avait été sur le parquet, il l'aurait étranglé. Bien entendu, le honteux triple double ne sera jamais validé, mais sa réputation de joueur égocentrique, elle, oui. Cadeau vidéo avec ses 100 plus beaux dunks.

 

 

Stats : 14.2 points, 4.3 rebonds, 2.6 passes
Record contre les Suns : 32 points

 

Lieutenant attitré de David Robinson et double All Star chez les Spurs, Sean Elliott est le franchise player de cette équipe d'Arizona. Maillot retiré à San Antonio et dans sa fac d'Arizona, Sean est légende sur le campus : élu meilleur joueur de NCAA en 1989, il mène les Wildcats jusqu'au Final Four lors de son année junior et efface même des tablettes un certain Kareem Abdul-Jabbar comme meilleur scoreur alltime de la Conférence PAC 10. Drafté en 3ème position par les Spurs, son avenir est tout tracé en NBA. Ailier élégant au possible, explosif en drive, Elliott régale les supporters texans dès son arrivée dans la Ligue. En sophomore, il s'impose comme le seconde menace offensive de San Antonio derrière l'Amiral et gagne sa première étoile de All Star en 1993.

La surprise est d'autant plus grande quand il est échangé la saison suivante contre Dennis Rodman. Dans le Michigan, Sean se morfond, sa moyenne chute à 12 unités et les Pistons bouclent un exercice horrible à 20 petites victoires. Le purgatoire ne durera qu'un an. Les Spurs rapatrie leur soldat en 1994 contre Bill Curley et des tours de draft. L'air du Texas revigore Elliott qui retrouve une vitesse de croisière à 20 points et participe à la meilleure campagne de l'Histoire des Spurs (record battu depuis) avec 62 victoires. Pour le titre, il faut attendre 1999 et l'arrivée de Tim Duncan. A 30 ans, Sean est encore l'ailier titulaire et s'affiche à 13 points lors de cette épopée. Pourtant la fête sera courte pour Elliott, contraint de subir une greffe de rein ce même été. Sa vraie victoire sera son retour sur les parquets début 2000 dans une ovation du public iréelle.

 

 

Stats : 7.3 points, 2.6 rebonds, 0.8 passe
Record contre les Suns : 21 points

 

Elu joueur de l'année 1997 de la Conférence Big East, Pat Garrity est formé à l'Université de Notre Dame. Avec 23.2 points lors de son année senior, il est logiquement retenu à la fin du premier tour de la draft par les Bucks. La franchise du Wisconsin va lors commettre l'un des pires échanges de l'Histoire. Elle envoie les droits de Pat Garrity et Dirk Nowitzki (choisi en 9ème position cette même année par Milwaukee) pour obtenir le pick 6, Robert Traylor ! Changement de destinée pour les trois rookies : Garrity échoue à Phoenix le temps d'une saison, avant de poser ses valises à Orlando jusqu'à la fin de sa carrière. Utilisé en stretch four par le Magic, Garrity enchaîne les exercices à plus de 40% de réussite à 3 points (39,8% en carrière) avec comme meilleure production 11.1 points en 2002.

 

Stats : 7.5 points, 3.4 rebonds, 1.1 passe
Record contre les Suns : 16 points

 

A l'image de l'équipe actuelle de Phoenix, l'état d'Arizona ne regorge pas d'intérieurs de talent. Le seul a pouvoir lorgner sur une place de starter est Mark Alarie, un intérieur rustique des années 80. Star au lycée de Brophy Prep, il tourne alors à 29.9 points et 17.3 rebonds... largement suffisant pour lui permettre de décrocher le titre d'Arizona Player of the Year en 1982. Formé ensuite à Duke, il débarque en NBA à Denver le temps d'une saison. Il est échangé en compagnie de Darrell Walker contre le All Star de Washington, Michael Adams. Chez les Bullets, Alarie enregistre ses meilleures stats en 1990 avec 10.6 points et 5.0 rebonds. Des blessures à répétition au genou l'obligent à mettre un terme à sa carrière à 27 ans seulement.

 

Greg Anthony : 7.3 points, 1.9 rebond, 4.0 passes

CJ Watson : 7.2 points, 1.9 rebond, 2.5 passes

Perry Moss : 3.9 points, 1.5 rebonds, 1.5 passe

Ron Davis : 5.3 points, 1.8 rebonds, 0.7 passe

Bernard Thompson : 5.3 points, 2.7 rebonds, 1.3 passe

 

Difficile de former un banc digne de ce nom du côté de Phoenix. Les deux intérieurs Ron Davis et Bernard Thompson ont eu des carrières éphémères dans les eighties : le premier à San Diego et le second chez les Suns justement, avec une année de titulaire en 1986, plafonnée à 8.5 points. Le swingman Perry Moss a passé plus de temps en CBA que dans la Grande Ligue. Seul le backcourt a le niveau nécessaire pour apporter son écot. Voyageur infatigable, CJ Watson est un solide backup meneur qui valait 10 points de moyenne chez les Warriors et les Pacers. Mais, c'est surtout le feu follet d'UNLV, Greg Anthony qui fait figure de meilleur sixième homme. Le gaucher a connu les Finales NBA avec les Knicks en 1994, avant de trouver un job de titulaire chez les Grizzlies. Formidable manieur de ballon, c'est à Vancouver qu'il réalise sa plus grosse saison : 14.0 points et 7.0 passes. Highlights...

 

 

Stats : 6.6 points, 5.8 rebonds, 0.5 passe

 

Lors de la free agency de cet été, Alan Williams a réalisé un rêve de gosse : il a décroché un contrat de 17 millions sur 3 ans dans son équipe de cœur, les Suns. Natif de Phoenix, Alan a galeré pour en arriver jusque là. Non drafté en 2015, à la sortie de sa fac de Santa Barbara, l'ailier fort s'est expatrié en Chine avant de tenter de se faire une place en NBA lors des Summer League. Un premier pas est fait en 2016 avec des contract de 10 jours avec les Suns. Naviguant entre l'équipe affiliée en D-League et l'équipe professionnelle, Alan s'est fait remarqué cette saison en alignant 13 double double après le All Star Break. Sa combativité dans la raquette malgré sa petite taille a séduit le front office de Phoenix.

 

Etape 24 : Denver
Etape 23 : San Antonio
Etape 22 : Dallas
Etape 21 : Houston
Etape 20 : New Orleans
Etape 19 : Oklahoma
Etape 18 : Minnesota
Etape 17 : Toronto
Etape 16 : Milwaukee
Etape 15 : Chicago
Etape 14 : Indiana
Etape 13 : Detroit
Etape 12 : Cleveland
Etape 11 : Memphis
Etape 10 : Miami
Etape 9 : Orlando
Etape 8 : Atlanta
Etape 7 : Charlotte
Etape 6 :
Washington
​Etape 5 : Philadelphie
​Etape 4 : Boston
​Etape 3 : New Jersey
Etape 2 : Brooklyn
Etape 1 : New York