Ces joueurs de NBA qui ont montré à quel point ils étaient irresponsables sur le plan financier

On pense souvent à tort que lorsqu’un joueur de NBA signe un gros contrat avec une franchise, il est riche à vie- d’autant plus qu’en général les sommes reversées à ces athlètes sont composées de pas loin de neuf chiffres. Or, il faut savoir que près de 60% des joueurs de NBA font faillite cinq ans après leur retraite. Une fois sortis du circuit professionnel, ils se retrouvent donc endettés devant le tribunal, tout en ayant une famille à nourrir. Qu’est-ce qui peut expliquer cela ? De mauvais choix financiers, un certain excès de zèle ? Peut-être. Mais il y a en tout cas une grosse part d’irresponsabilité dans leur banqueroute.

Cela n’a rien d’étonnant. Des investissements trop risqués, une confiance trop vite abrogée, des problèmes familiaux ainsi que les promesses des joueurs de NBA de venir en aide à leurs amis sur le plan financier sont les principales raisons de l’endettement précoce des basketballeurs américains. Par ailleurs, la plupart des athlètes professionnels de la NBA n’a pas reçu une éducation suffisante pour pouvoir gérer son argent. On parle ici d’illettrisme. Il faut savoir qu’aux États-Unis, il y a seulement treize états qui dispensent des programmes d’alphabétisation au plus haut niveau de l’éducation. Par ailleurs, 34% des joueurs de NBA afro-américains grandissent dans des foyers dont les revenus sont en-deçà du seuil de pauvreté. On remarquera que dans les régions où vivent de telles familles, il est très rare de trouver des organismes se chargeant gratuitement de l’alphabétisation des populations locales.

Ce problème se doit d’être connu, et a déjà été adressé par une organisation non-caritative baptisée Moneythink. L’un de ses co-fondateurs est Ted Gonder, un professeur de l’Université de Chicago. Ce derniers et certains bénévoles tentent d’éveiller la conscience de chacun par rapport au véritable problème social que représente l’illettrisme, ce même problème menant à la faillite de milliers d’athlètes noirs qui ne peuvent procéder à la bonne gestion de leurs finances. "Si on ne sait ni lire, ni écrire, ni compter, on ne peut pas s’en sortir", prévient Ted Gonder qui ne tient plus à ce que l’on parle de la décadence de joueurs tels qu’Allen Iverson et Scottie Pippen dans les rues et habitations des foyers les plus démunis.

Les efforts de Moneythink avaient été salués par la Maison Blanche en 2012 et l’ONG avait été nominée pour le prix de Champion du Changement la même année, un événement organisé par Barack Obama et ses partenaires. Malheureusement, ses initiatives n’ont pas suffi à sensibiliser les joueurs de NBA afro-américains. On se souvient du sort de l’ancien meneur des 76ers Allen Iverson. Si ce dernier s’était porté garant pour une cinquantaine d’ami- tous au chômage, il avait surtout une vilaine tendance à dépenser toute sa fortune aux casinos. Très vite, il finit couvert de dettes, si bien que certains établissements d’Atlantic City et de Detroit le bannirent à vie. Celui que l’on surnomme "The Answer" a aujourd’hui bien du mal à rembourser ses créanciers. Qu’on se le dise, ce ne sont pas nos joueurs de Pro A qui dépenseraient leur fortune aux jeux de casino en France

L’irresponsabilité de certains joueurs de NBA a souvent conduit bon nombre d’entre eux à l’endettement. On se souvient également du cas de Charles Barkley en 2006, qui avait perdu près de 10 millions de dollars aux jeux d’argent. Malgré tout, ce dernier a été le premier à reconnaître son problème et fort heureusement, il a pu se refaire une santé financière grâce à son rôle de consultant sur la chaîne sportive TNT.