40 - 1, les Spurs au Panthéon !

La lutte pour les playoffs continue cette nuit, San Antonio a écrit une des plus belles pages de son histoire.

Toutes les troupes du Général Gregg Popovich étaient en ordre de bataille cette nuit pour livrer le combat final d’une saison éreintante. Une saison dans laquelle l’AT&T Center, le Fort Alamo du basket au Texas, a vacillé une seule fois, face aux grands et conquérants Warriors après une bataille épique. Cette nuit, un adversaire démuni de ses meilleures armes, Kevin Durant et Russell Westbrook entre autres, se présentait face à eux. 48 minutes d’un affrontement âpre n’ont pas suffit pour les départager. Le sergent-chef Tony Parker a allumé les premières mèches, il retrouve des couleurs au meilleur moment de la saison (20 points), alors que le soldat LaMarcus Aldridge soigne son doigt douloureux. Il ne jouera que vingt minutes. Qu'à cela ne tienne, le vétéran Tim Duncan, reposé et affûté, montre l’exemple aux premières classes et se retrouvant au sol après un rebond offensif arraché et transformé en panier (12 points et 9 rebonds au total). Le futur commandant Kawhi Leonard complète parfaitement Parker avec 26 points et une défense de fer. En face, OKC se dresse en véritable armée à quatre têtes. Steven Adams, Cameron Payne, Dion Waiters et Enes Kanter (16 rebonds pour lui) inscriront tous 17 points. Un sens du collectif qui surprend les Spurs, il leur faut attendre le troisième quart temps et l’impact du sang frais venu du banc pour revenir et reprendre les commandes. Leornard ayant manqué l’assaut final sur un tir en déséquilibre, cinq minutes venaient faire saliver d’impatience tous les spectateurs dans la forteresse. Les mains sur les genoux, le souffle court, c’est l’expérience qui a parlé et inutile de préciser à qui cela a profité. Les Celtics de 1986 et leur TD Garden ne sont plus seuls, les Spurs de 2016 et leur AT&T Center ont eux aussi atteint l’exploit de ne concéder qu’une seule défaite chez eux. Bravo.

 

La course aux play offs touche à sa fin et il ne reste plus qu’un ticket à prendre, il se jouera entre Houston et Utah demain. Cette nuit, des places restaient à déterminer. Miami devait gagner face à Detroit pour talonner Atlanta à la troisième place à l’Est. Dans un match assez défensif, le Heat a pris le meilleur sur des Pistons déjà qualifiés mais pouvant tout de même gagner une place et éviter les Cavs au premier tour. Reggie Jackson était donc au repos, logique. Ce derneir a déclaré en marge dela rencontre que le nom de l'adversaire importait peu, le groupe sait "que l'on peut gagner n'importe quelle série". De quoi titiller l'ego de LeBron James.

C’est Joe Johnson qui a emmené ses coéquipiers. Il inscrit 25 points à 10/15 aux tirs alors que le cinq majeur marque 86 des 99 points de l’équipe. Tout se jouera demain pour le Heat, à Boston.

Indiana a assuré sa septième place en battant les Knicks. Frank Vogel a pu faire tourner son effectif. Paul George n’a joué que 29 minutes (19 points). Ian Mahinmi, 14 points et 8 rebonds et Myles Turner, 13 et 5 en 18 minutes, confirment leur bonne saison dans la raquette des Pacers.

Les Grizzlies ont perdu leur avantage sur les Mavericks au classement en s’inclinant lourdement face aux Clippers. Le manque d’effectif se fait sentir après une fin de saison quasi héroïque aux vues des forces à disposition de Dave Joerger. Ce n’est pas leur dernier match, contre Golden State à l’Oracle Arena, qui leur facilitera la tâche de récupérer cette sicième place. La série qui s’annonce désormais face aux Spurs sera le juge de paix d’une saison chaotique mais plus qu’honorable pour les Grizz’.

 

 

New-York Knicks 90 – 102 Indiana Pacers

Miami Heat 99 – 93 Detroit Pistons

Philadelphie Sixers 98 – 122 Toronto Raptors

OKC Thunder 98 – 102 San Antonio Spurs

Memphis Grizzlies 84 – 110 Los Angeles Clippers